Le Burkina Faso vient de procéder à la mise en service officielle d'un ensemble d'infrastructures routières structurantes, d'un investissement global de plus de 40 milliards FCFA, en présence du premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au cœur de cette initiative, il s'agit de 8 axes stratégiques totalisant 22 kilomètres de voiries, ouverts à la circulation, visant à améliorer durablement la mobilité urbaine à Ouagadougou, la capitale, tout en accompagnant sa croissance démographique et économique.
Les ouvrages inaugurés comprennent notamment, l'échangeur de Kossodo, la Rocade Nord, ainsi que plusieurs artères majeures telles que les avenues Yennenga et Mogho Naba, d'après une note du service d'information gouvernementale publiée ce 23 mai. À cela s'ajoutent des voies d'accès stratégiques desservant des infrastructures sensibles, dont le ministère en charge de la Défense, le camp Général Bila Zagré, la prison de haute sécurité, ou encore le terrain d'entraînement du club Salitas.
Parmi ces réalisations, la Rocade Nord s'impose comme une pièce maîtresse du dispositif. Longue de plus de 10 kilomètres, elle relie l'échangeur du Nord à la Route nationale 3 (RN3), et intègre des aménagements modernes, notamment 1 373 mètres de contre-allées et plus de 20 kilomètres de réseaux d'assainissement et de drainage. Ces équipements visent à renforcer à la fois la fluidité du trafic et la sécurité routière, tout en limitant les risques d'inondation.
Au-delà de la mobilité, ces infrastructures traduisent une ambition économique plus large. Pour le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, la route constitue un levier multidimensionnel : ‘'Une route n'est pas seulement un axe de mobilité, elle est aussi une promesse de sécurité, de santé publique et de développement économique'', a-t-il souligné.
Cette vision est partagée au sommet de l'État. Le chef du gouvernement a rappelé que les investissements dans les infrastructures s'inscrivent dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP), impulsée par le président Ibrahim Traoré. Une stratégie qui place les équipements structurants au cœur de la transformation économique du pays. Si l'effort financier consenti est conséquent, les autorités insistent désormais sur la nécessité d'une appropriation citoyenne. Le Premier ministre a ainsi appelé les populations à faire preuve de responsabilité, afin de garantir la durabilité des ouvrages réalisés.
Dans un contexte de pression urbaine croissante, ces nouvelles infrastructures devraient contribuer à désengorger le trafic, réduire les temps de trajet et améliorer le cadre de vie des habitants. Elles pourraient également renforcer l'attractivité économique de Ouagadougou, en facilitant les échanges commerciaux et les déplacements logistiques. À terme, ces investissements devraient non seulement fluidifier la circulation dans la capitale, mais aussi soutenir une croissance plus inclusive, en connectant mieux les zones stratégiques et en renforçant la résilience urbaine face aux défis à venir.
Publié le 26/05/26 07:53
Narcisse Angan
SN
CEMAC