À 15,48 %, le TEG appliqué en moyenne aux particuliers reste supérieur de 5,12 points à celui des grandes entreprises, établi à 10,36 %. Le crédit accordé aux ménages coûte ainsi environ 49 % plus cher que celui destiné aux grandes entreprises. L'écart était déjà marqué au premier trimestre, lorsque le TEG atteignait 17,19 % pour les particuliers, contre 11,82 % pour les grandes entreprises.
Entre ces deux catégories, les PME affichent un TEG moyen de 10,97 %, tandis que celui appliqué aux autres personnes morales s'établit à 14,84 %. Les administrations publiques bénéficient, quant à elles, du coût moyen le plus faible, à 10,22 %, contre 13,77 % au trimestre précédent.
La baisse observée au deuxième trimestre ne provient toutefois pas principalement du taux d'intérêt affiché par les banques. Le taux nominal moyen n'a reculé que de 0,16 point, passant de 7,39 % à 7,23 %. Le recul du coût global du crédit tient donc également à l'évolution des charges et commissions qui s'ajoutent au taux nominal.
Le TEG intègre en effet l'ensemble des coûts associés au crédit. À l'échelle de la CEMAC, le taux nominal ne représente que 63,4 % du coût global moyen, tandis que les autres charges et commissions en constituent 36,6 %. Cette structure varie cependant sensiblement selon la catégorie d'emprunteur.
Pour les particuliers, les charges et commissions représentent 31,2 % du TEG, contre 42,4 % pour les grandes entreprises. Le niveau plus élevé du TEG appliqué aux particuliers ne peut donc pas être attribué, sur la seule base des données du rapport, à une proportion plus importante de frais annexes. Il résulte également du niveau du taux nominal et, plus largement, des conditions de crédit propres à chaque catégorie d'emprunteur.
Cette différence de coût entre emprunteurs se retrouve aussi dans les écarts observés entre les pays de la CEMAC. La moyenne régionale de 10,94 % masque en effet de fortes disparités. Le Gabon affiche le TEG moyen le plus élevé, à 21,51 %, devant la République centrafricaine (14,36 %) et la Guinée équatoriale (13,82 %). Le Congo se situe à 10,00 %, le Tchad à 8,47 % et le Cameroun ferme l'écart avec un TEG moyen de 8,31 %.
La structure du coût du crédit varie également fortement d'un pays à l'autre. Les charges et commissions représentent ainsi 63,85 % du TEG au Gabon, contre seulement 18,33 % au Cameroun.
Publié le 06/10/26 10:43
La Rédaction
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CEMAC