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CEMAC : Le Gabon envisage une levée de 335 milliards FCFA sur le marché financier domestique au 2e trimestre

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C'est ce que révèle le calendrier indicatif des émissions de titres publics du Gabon pour le deuxième trimestre 2026. Le Trésor public gabonais affiche ses ambitions sur la période avec un programme de levées de fonds particulièrement agressif sur le marché des titres publics de la CEMAC. Selon le document officiel signé par la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, Libreville prévoit de solliciter les investisseurs pour un montant global pouvant atteindre 335,5 milliards FCFA. Cette offensive financière repose sur une stratégie hybride, combinant une forte présence sur le court terme et une consolidation de la dette à plus longue échéance.

La gestion de la liquidité infra-annuelle constitue le pivot de cette programmation avec une domination marquée des Bons du Trésor Assimilables (BTA). Le pays projette d'émettre pour 180,5 milliards FCFA de titres de maturités courtes, allant de 13 à 52 semaines. Cette dépendance aux instruments de court terme souligne une volonté de régulation fine du flux de trésorerie de l'État, tout en exposant le budget à un rythme soutenu de refinancement, avec des adjudications quasi hebdomadaires prévues tout au long du trimestre.

Parallèlement, le Gabon cherche à étendre la maturité de sa dette via les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), dont l'enveloppe prévisionnelle oscille entre 112,5 et 155 milliards FCFA. Le Trésor mise sur une hiérarchie des taux allant de 5,5% pour le 2 ans à 7,5% pour le 7 ans, afin de capter l'épargne longue des investisseurs institutionnels. En privilégiant l'abondement de lignes existantes, l'État gabonais tente de doper la liquidité de ses titres sur le marché secondaire, un signal fort envoyé aux Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT).

Ce calendrier place le mois d'avril comme un véritable test de résistance pour le marché financier régional. Avec près de 75 milliards FCFA de BTA et une part majeure des objectifs en OTA concentrés sur ce seul mois, la capacité d'absorption des banques de la zone sera scrutée de près. Pour Libreville, il s'agit d'assurer le refinancement de ses échéances immédiates tout en finançant ses projets de développement sans créer d'effet d'éviction sur le crédit au secteur privé.

Publié le 01/04/26 13:51

La Rédaction

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