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Congo : L'agriculture et les BTP, nouveaux moteurs d’une économie en quête de diversification au quatrième trimestre 2025

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Le paysage économique congolais opère une mutation structurelle, portée par une dynamique vigoureuse des secteurs hors-pétrole au quatrième trimestre 2025. L'agriculture, moteur de cette résilience, affiche des performances remarquables avec une hausse de 6,4% des superficies labourées, atteignant 1 323,2 hectares, tandis que l'élevage de porcins progresse de 9,2%. Le rapport souligne que cette vitalité repose sur un renforcement des facteurs de production, notant un " accroissement des effectifs de la main-d'œuvre mobilisée et de la mise en service du Centre d'Exploitation des Machines Agricoles (CEMA) ".

Parallèlement, le secteur des BTP confirme son rôle de catalyseur de croissance. La consommation de ciment, baromètre de l'activité de construction, a bondi de 13,2% sur le trimestre, soutenue par les grands chantiers d'infrastructures publiques et la dynamique immobilière privée. Cette accélération permet de compenser la fragilité de certains segments industriels, offrant ainsi une base de croissance plus inclusive et moins dépendante des fluctuations du baril.

Toutefois, cette dynamique fait face à des vents contraires logistiques. Si la production de sucre a explosé de 50,5% grâce à une campagne prolongée, l'industrie du bois peine avec une chute de 21,2% des sciages. Le document pointe du doigt des contraintes exogènes : " Les précipitations enregistrées durant ce trimestre ont rendu difficile la pratique de l'activité, principalement au niveau de l'évacuation des produits ". Cette dépendance aux aléas climatiques souligne l'urgence de sécuriser les axes de transport pour pérenniser la diversification.

L'économie congolaise démontre une capacité de transformation réelle, bien que hétérogène. Pour les investisseurs, ces chiffres valident le potentiel des filières agro-industrielles et des matériaux de construction. L'enjeu de 2026 sera de transformer ces pics de production sectoriels en une croissance macroéconomique stable, capable de résister aux chocs d'offre qui pénalisent encore la transformation locale.

Idrissa Diakité

Publié le 23/03/26 12:45

La Rédaction

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