menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

Afrique : Le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud et Maurice, les seuls pays mieux armés à porter une industrie à forte croissance

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 11h41min

Seules quatre économies africaines sont structurellement bien placées pour soutenir une industrialisation à forte croissance, selon l'indice RED 2025 du développement industriel en Afrique, publié ce 5 mai, par le Business Council for Africa.

L'industrialisation en Afrique est freinée non seulement par le manque d'ambition, mais aussi par des contraintes structurelles. L'indice RED identifie, avec clarté et cohérence, les conditions qui déterminent si les économies peuvent se transformer à grande échelle — et constate que la plupart des pays africains ne les remplissent pas encore.

Le Maroc, l'Égypte, l'Afrique du Sud et Maurice apparaissent comme les seules économies disposant de l'alignement nécessaire pour soutenir la croissance industrielle. Le Rwanda et le Nigeria affichent des progrès significatifs mais leur trajectoire reste incomplète, tandis que la majorité des économies africaines sont classées comme ‘'vulnérables'' ou ‘'en stagnation''.

L'indice évalue chaque économie selon trois dimensions décisives : les moteurs de l'industrialisation, qui représentent les capacités fondamentales ; les accélérateurs, qui déterminent le rythme de la transformation ; et les freins, c'est-à-dire les contraintes structurelles susceptibles de bloquer ou d'inverser les progrès. Sur l'ensemble du continent, la corruption et l'instabilité sécuritaire restent les freins les plus importants, sapant l'efficacité des institutions et limitant la mise en œuvre de la politique industrielle.

S'appuyant sur les trajectoires historiques d'économies telles que celles de la Corée du Sud, de la Malaisie, du Vietnam, du Brésil, du Maroc et de l'Éthiopie, l'indice RED met en évidence les facteurs qui sous-tendent systématiquement une industrialisation réussie. Il offre aux pays un cadre décisionnel pour la mise en œuvre d'une stratégie industrielle à long terme.

Le rapport comprend une préface d'Aliko Dangote, président-directeur général du groupe Dangote :

‘'Le développement de l'Afrique ne peut être ni importé ni externalisé. Il doit être construit, pris en main et soutenu de l'intérieur. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est une structure claire et un engagement à la mise en œuvre''.

Arnold Ekpe, président du Business Council for Africa, a ajouté : ‘'Ce n'est pas seulement un indice. C'est un appel à l'action — pour que les décideurs politiques, les investisseurs et les entreprises africains prennent en main l'avenir industriel de l'Afrique et s'engagent à opérer les changements structurels nécessaires pour assurer une croissance durable''.

Alors que les capitaux mondiaux recherchent des opportunités de croissance évolutives et résilientes, l'indice RED offre un outil permettant d'identifier les zones où l'industrialisation est viable, celles où les risques structurels restent élevés et celles où une intervention ciblée peut dégager de la valeur à long terme.

Pour rappel, le Business Council for Africa a été fondé en 1956 afin de fournir des informations fiables aux investisseurs intéressés par les économies africaines. Aujourd'hui, il s'agit d'une organisation à but non lucratif enregistrée qui se consacre à la promotion des affaires en Afrique, au soutien à l'esprit d'entreprise et à la mise en relation du continent avec les opportunités mondiales. Parmi ses initiatives phares figurent les African Business Book Awards annuels et l'indice RED annuel.

Une copie de l'indice RED peut être téléchargée sur le site web du Business Council for Africa : https://bcafrica.org/bca-real-economic-development-red-index/

Publié le 07/05/26 20:28

Communiqué

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

55Ah_ZoIYdJC9xMXEPt2ByTpkpTYv_oW3m6u0YOw7AU False