Le groupe pétrolier français Perenco prépare une nouvelle phase d'expansion de ses activités en République du Congo. Reçu le 29 juin 2026 à Oyo, ville située dans le département de la Cuvette, au nord du pays et fief politique du président Denis Sassou Nguesso, le président du groupe, François Perrodo, est venu présenter au chef de l'État la nouvelle architecture d'investissement de son entreprise. Selon les informations de Reuters et de la présidence congolaise, ce programme mobilisera plus de 2 milliards de dollars sur une période de trois à cinq ans afin d'accroître durablement la production pétrolière nationale.
À court terme, Perenco prévoit le forage de nouveaux puits afin de porter sa production quotidienne de pétrole brut à 90 000 barils d'ici à la fin de l'année. Dans une seconde phase, l'entreprise ambitionne de franchir le seuil des 100 000 barils par jour grâce à un vaste programme d'investissement combinant intensification des forages, exploration de nouveaux gisements et modernisation des infrastructures de production.
" Concrètement, sur le long terme, puisque, comme vous le savez, l'industrie pétrolière fonctionne sur des cycles longs, nous prévoyons d'investir plus de 2 milliards de dollars au cours des trois à cinq prochaines années. Cet investissement portera notamment sur un programme de forage de 100 puits en cinq ans, soit une vingtaine de puits par an, avec une priorité donnée à la production, mais aussi à l'exploration ", a déclaré François Perrodo.
L'autre pilier du projet concerne la mise en service d'une nouvelle unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO, Floating Production, Storage and Offloading). Ce type d'installation permet de traiter les hydrocarbures extraits en mer, de les stocker avant leur chargement sur des navires pétroliers et d'exploiter des champs offshore sans recourir à des infrastructures terrestres. Pour ce projet, Perenco prévoit de convertir un très grand pétrolier de type VLCC (Very Large Crude Carrier), un superpétrolier capable de transporter ou de stocker jusqu'à deux millions de barils de brut, en une unité FPSO.
Selon Reuters, la conversion de ce navire représenterait un investissement d'environ 500 millions de dollars. Toutefois, lors de son entretien avec le président Denis Sassou Nguesso, François Perrodo a indiqué que le coût global du projet pourrait finalement atteindre près de 1,5 milliard de dollars, une estimation qui dépendra notamment du prix d'acquisition du navire, des travaux de conversion et de son raccordement aux installations de production offshore.
Présent en République du Congo depuis 2001, Perenco s'est imposé comme l'un des principaux producteurs d'hydrocarbures du pays. Fondée en 1975, l'entreprise est aujourd'hui la deuxième société française d'exploration et de production pétrolières derrière TotalEnergies. Elle est également active dans plusieurs pays d'Afrique, d'Europe, d'Amérique latine et d'Asie, où elle exploite aussi bien des champs terrestres qu'offshore.
Perton Biyiha
Publié le 30/06/26 13:31
La Rédaction
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