La communauté des anciens étudiants de la London Business School (LBS) s'est réunie le 1er octobre à Abidjan à l'occasion de la deuxième édition ivoirienne de la Worldwide Alumni Celebration (WAC), un rendez-vous annuel qui rassemble les diplômés de l'établissement à travers le monde.
Organisée à la résidence de l'Ambassadeur du Royaume-Uni en Côte d'Ivoire sous le thème ''Au-delà des frontières'' (Beyond Borders), la rencontre a réuni des dirigeants et professionnels issus notamment de la banque et de la finance, de l'assurance, du conseil, de l'entrepreneuriat et de l'industrie. Cette édition était également ouverte aux diplômés d'autres grandes business schools anglo-saxonnes, renforçant la dimension internationale de l'événement.
La soirée a notamment été marquée par la présence du Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Patrick Achi, invité d'honneur, accompagné d'une importante délégation. Le Président de la Chambre des représentants d'Australie, Milton Dick, le Vice-Président de l'Assemblée nationale, la Directrice de cabinet, plusieurs députés ainsi que la Haute-Commissaire adjointe d'Australie basée au Ghana figuraient également parmi les participants.
Prenant la parole, l'Ambassadeur du Royaume-Uni en Côte d'Ivoire, John Marshall, a salué la mobilisation des alumni de la LBS et souligné la richesse des liens éducatifs et professionnels entre le Royaume-Uni et la Côte d'Ivoire. Il a notamment encouragé les participants à renforcer ces échanges et à promouvoir l'apprentissage de l'anglais, présenté comme un levier supplémentaire d'ouverture internationale pour la jeunesse ivoirienne.
Président des alumni de la London Business School pour l'Afrique francophone, Hervé Gérard Yoh a, pour sa part, présenté plusieurs initiatives menées par le Chapter Côte d'Ivoire dans les domaines de l'éducation et de la durabilité. Il a également évoqué la participation croissante de la Côte d'Ivoire aux instances internationales de l'école, avant de solliciter le soutien des autorités ivoiriennes et britanniques pour faire d'Abidjan une étape des voyages d'études des MBA de la LBS, au même titre que certaines destinations africaines comme l'Afrique du Sud.
Le principal temps fort de la soirée a été l'intervention de Patrick Achi autour du thème ''Le leadership transfrontalier en Afrique et le rôle que les diplômés de programmes internationaux peuvent jouer dans les secteurs économique et financier, ainsi que dans l'impact durable (ESG)''. S'appuyant sur son expérience personnelle, le Président de l'Assemblée nationale a insisté sur la responsabilité des élites africaines dans la transformation du continent et sur l'importance du capital humain comme première richesse des États.
Évoquant notamment les trajectoires de développement de plusieurs économies asiatiques, dont Singapour, il a appelé les Africains formés dans les grandes universités internationales à mettre leurs compétences au service de leur pays et du continent. Pour lui, le véritable impact de ces parcours ne se mesure pas seulement à la réussite individuelle, mais aussi à la capacité de leurs bénéficiaires à contribuer aux transformations économiques et sociales de leur environnement. ''Vous devez le faire sans forcément lier les résultats de vos actions à votre présence au moment où elles porteront leurs fruits. C'est aussi cela, aller au-delà des frontières : Beyond Borders'', a-t-il déclaré.
Les échanges ont également porté sur les mutations qui redessinent l'économie mondiale, avec une présentation consacrée à l'intelligence artificielle sous le titre '' Le prochain bond en avant – L'IA et l'Afrique : une fenêtre qui se referme déjà''. Une thématique particulièrement en phase avec les préoccupations des dirigeants et investisseurs, alors que l'intelligence artificielle s'impose progressivement comme un enjeu stratégique pour les entreprises, les marchés et les économies.
Avec plus de 56 000 alumni et une centaine de clubs à travers le monde, la London Business School entend ainsi faire de son réseau un espace d'échanges professionnels, d'apprentissage continu et de collaboration. À Abidjan, la WAC a surtout rappelé que ces réseaux internationaux peuvent également servir de passerelle entre les compétences acquises à l'étranger et les enjeux de développement du continent africain.
Fanuelle YAO
Publié le 06/10/26 08:35
La Rédaction
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