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Côte d’Ivoire : L’inflation à 1,6% en mai, tirée par le logement et la restauration

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L'inflation demeure modérée en Côte d'Ivoire, mais certains postes de dépenses continuent de peser davantage sur le portefeuille des ménages. Selon les chiffres officiels de l'Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC), les prix ont progressé de 1,6% en mai 2026 en glissement annuel, après une réalisation de 1,4% le mois précédent.

Cette évolution révèle néanmoins des tensions persistantes sur certaines dépenses essentielles, notamment le logement, l'énergie et la restauration.

Le logement et l'énergie en première ligne

La principale source de pression inflationniste provient de la division ‘'Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles'', dont les prix ont augmenté de 4,3% sur un an.

Cette hausse s'explique avant tout par l'envolée du coût des combustibles domestiques. Les prix des bois de chauffage, granulés et briquettes ont ainsi bondi de 10,8% en un an, révélant les tensions persistantes sur certaines sources d'énergie utilisées par les ménages.

Une progression qui aurait été encore plus marquée sans le recul des prix des matériaux destinés à la réparation et à l'entretien des logements, en baisse de 1,8%, ainsi que du charbon, dont les prix ont reculé de 2,7%.

Les restaurants alimentent également la hausse des prix

Autre facteur de renchérissement du coût de la vie, les services de restauration et d'hôtellerie ont enregistré un renchérissement des prix de 1,7% sur un an.

Cette tendance est principalement portée par la hausse des prix pratiqués dans les restaurants, cafés et établissements de restauration rapide, dont les tarifs ont augmenté de 2% sur la période.

Cette situation traduit l'impact combiné de l'augmentation des coûts d'approvisionnement, des dépenses énergétiques et des charges d'exploitation auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur.

La technologie joue un rôle d'amortisseur

À l'opposé, certains secteurs ont contribué à contenir l'inflation. C'est notamment le cas de la division ‘'Information et Communication'', qui a connu une baisse annuelle de 0,7%.

Le recul est principalement attribuable à la diminution du prix des équipements technologiques. Les téléphones mobiles ont ainsi affiché une baisse de prix de 3,2%, tandis que les ordinateurs portables et tablettes ont vu leurs prix reculer de 4,8%. Les prix des équipements de réception et de reproduction du son et de l'image se sont également contractés de 2,2%.

Des tensions modérées mais généralisées

Au-delà des variations sectorielles, les principaux indicateurs de l'inflation évoluent tous dans le même sens. Les prix de l'énergie ont grimpé de 3,6%, ceux des produits frais de 1,8%, tandis que l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l'énergie afin de mesurer les tendances de fond de l'économie, a augmenté de 1,2%.

Cette configuration constitue l'un des principaux enseignements du rapport. Comme le souligne le communiqué, ‘'les trois composantes de l'inflation enregistrent toutes une hausse en glissement annuel''.

Plus révélateur encore, les statisticiens observent ‘'une persistance de tensions modérées, aussi bien sur les composantes conjoncturelles que structurelles de l'indice''. Autrement dit, les pressions sur les prix ne proviennent pas uniquement de facteurs temporaires liés aux marchés agricoles ou énergétiques, mais traduisent également des mouvements plus profonds au sein de l'économie.

Publié le 15/06/26 17:13

Dr Ange Ponou

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