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Côte d’Ivoire : L’inflation grimpe à 1,9% en juillet, les légumes fruitiers flambent de 50,9%

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L'inflation reprend légèrement de la vigueur en Côte d'Ivoire. En juillet 2026, l'Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a progressé de 1,9% sur un an, soit 0,1 point de plus qu'en juin, selon les chiffres officiels publiés par l'Agence nationale de la statistique. Une accélération modérée, mais révélatrice de tensions persistantes sur plusieurs postes essentiels du panier des ménages.

Le principal foyer de renchérissement reste l'alimentation. Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont augmenté de 2,9%, sous l'effet notamment du poisson, dont les prix ont grimpé de 7,9%, et surtout des légumes fruitiers, en forte hausse de 50,9%. La viande séchée, salée ou fumée s'est également renchérie de 6,6%. Cette pression a toutefois été partiellement absorbée par le recul des prix des céréales, de 5,3%, ainsi que des tubercules, plantains et bananes à cuire, de 7,8%.

Dans la même veine, les prix des transports ont affiché une hausse de 2,4%, tandis que les restaurants et hôtels ont vu leurs coûts renchérir de 2%. Dans ce dernier secteur, les prix des services d'hébergement ont progressé de 2,9% et ceux des restaurants, cafés et établissements à service limité de 2,3%. Autrement dit, la hausse des prix se diffuse progressivement à des dépenses de consommation plus larges.

À l'opposé, l'information et la communication ont vu leurs prix reculer de 1,3%, sous l'effet notamment de la baisse des équipements de téléphonie mobile, de 2,7%, des équipements audiovisuels, de 2,2%, et des ordinateurs, portables et tablettes, de 1%.

Le signal le plus important réside toutefois dans la persistance des tensions sous-jacentes. Les prix des produits frais ont affiché une hausse annuelle de 3,6%, l'inflation sous-jacente a progressé de 1,4% et les prix de l'énergie ont augmenté de 0,2%. La dynamique des prix apparaît ainsi contenue, mais loin d'être totalement dissipée.

‘'Une persistance de tensions modérées'' se dessine donc derrière le taux global de 1,9%. Pour les ménages, l'enjeu est moins le niveau moyen de l'inflation que la concentration des hausses sur des produits du quotidien. Le bond de 50,9% des légumes fruitiers traduit ce décalage entre une inflation nationale relativement maîtrisée et une facture alimentaire susceptible de peser davantage sur le pouvoir d'achat.

Publié le 14/08/26 11:43

Dr Ange Ponou

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