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Gabon : Après avoir arrêté sa dette à 9 524,6 milliards FCFA, Libreville et le FMI cherchent encore un chiffre commun

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Douze jours après avoir annoncé avoir arrêté le stock consolidé de sa dette et de ses passifs exigibles à 9 524,643 milliards FCFA, le Gabon poursuit encore avec le Fonds monétaire international le rapprochement des chiffres permettant d'établir la situation de son endettement. Lors d'une rencontre, le 25 septembre à Port-Gentil, entre le président Brice Clotaire Oligui Nguema et une délégation du FMI, les échanges ont notamment porté sur la nécessité de rapprocher les différentes évaluations disponibles et de fiabiliser les données de finances publiques. Une étape qui montre que le montant retenu par l'audit national constitue désormais la référence du gouvernement, sans pour autant clore le travail statistique avec le Fonds.

Le 13 septembre, le ministère de l'Économie et des Finances avait pourtant présenté les conclusions de près de trois mois d'audit comme une nouvelle base de référence. Le stock initial, évalué à près de 11 700 milliards FCFA, a été ramené à 9 524,643 milliards, soit un écart de 2 175,357 milliards FCFA ou 18,6%. Cette diminution ne correspond pas à des remboursements effectués par l'État, mais à des opérations de vérification, de correction, de consolidation et de reclassement des engagements recensés.

Cette révision a aussi profondément modifié la photographie du poids de la dette dans l'économie gabonaise. Rapporté à un produit intérieur brut nominal 2025 rebasé à 13 822 milliards FCFA, le stock consolidé ressort à 68,91% du PIB, soit légèrement en dessous du plafond communautaire de 70% retenu dans la CEMAC. Le rapport d'audit a ensuite été transmis au FMI afin de servir de base aux échanges avec les partenaires techniques et financiers.

Les autorités disposent désormais de leur stock consolidé, tandis que le travail avec le Fonds porte encore sur la construction d'une lecture partagée des comptes publics. Dès mars 2026, le FMI avait déjà insisté sur l'amélioration de la gestion des finances publiques et sur la nécessité de politiques budgétaires et financières prudentes, après des discussions ayant également impliqué la task-force présidentielle sur la dette.

Le prochain indicateur sera le chiffre que retiendra effectivement le FMI dans ses prochaines évaluations du Gabon. Si les 9 524,643 milliards FCFA et le ratio de 68,91% du PIB y sont repris, le rapprochement aura consacré la nouvelle photographie défendue par le gouvernement. Si le Fonds retient un périmètre ou un montant différent, il faudra alors expliquer l'écart. Pour les créanciers comme pour les investisseurs appelés à financer l'État, quelques centaines de milliards de différence peuvent modifier sensiblement l'appréciation du risque souverain et de la capacité d'endettement du pays.

Idrissa Diakité

Publié le 26/09/26 09:18

La Rédaction

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