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Gabon : Hors pétrole, les entreprises ont investi 2 144 milliards FCFA en 2025, plus du double du niveau de 2017

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L'économie gabonaise continue de dépendre largement du pétrole, mais les investissements privés réalisés dans les autres secteurs prennent davantage de place. Selon les données officielles reprises dans le prospectus obligataire du 19 octobre 2026, les investissements privés hors pétrole ont atteint 2 144 milliards FCFA en 2025, contre 961,1 milliards FCFA en 2017. En huit ans, leur montant nominal a ainsi plus que doublé, illustrant une progression des capitaux engagés dans les activités situées en dehors de la production pétrolière.

Cette évolution accompagne l'augmentation générale des investissements privés dans le pays. Leur montant global a atteint 2 739,2 milliards FCFA en 2025, après 1 860,6 milliards en 2024. Le prospectus présente cette dynamique comme une base sur laquelle les autorités souhaitent construire une économie davantage soutenue par les entreprises, notamment dans l'agro-industrie, les mines, la transformation du bois, le tourisme et les activités numériques.

Le développement industriel constitue l'un des principaux axes de cette stratégie. La Zone d'investissement spéciale de Nkok comptait ainsi 65 usines actives en 2024, pour environ 15 000 emplois directs. Le gouvernement entend s'appuyer sur les zones économiques spéciales pour attirer davantage d'entreprises, faciliter leur implantation et développer les activités de transformation locale des ressources naturelles. L'objectif consiste notamment à accroître la valeur créée au Gabon avant l'exportation des produits.

Malgré cette progression, plusieurs contraintes continuent de peser sur les décisions d'investissement. Le prospectus relève notamment les difficultés d'approvisionnement en électricité, les insuffisances des infrastructures de transport, la complexité de certaines procédures administratives et les problèmes liés à la sécurité juridique des opérations. Ces facteurs affectent les coûts d'exploitation et peuvent réduire l'attractivité de projets industriels nécessitant des engagements financiers importants.

Pour améliorer cet environnement, le Plan national de croissance et de développement prévoit notamment une simplification des formalités, une amélioration des procédures d'autorisation et un renforcement de la justice commerciale. L'Agence nationale de promotion des investissements doit également intensifier l'accompagnement des investisseurs existants et la prospection de nouveaux partenaires. Après la progression des montants investis, la capacité à transformer ces capitaux en production, en emplois et en exportations constitue désormais l'un des enjeux du développement du secteur privé gabonais.

Idrissa Diakité

Publié le 23/10/26 08:29

La Rédaction

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