Eni mène actuellement des études visant à évaluer cinq blocs pétroliers et gaziers couverts par des accords avec la Guinée équatoriale et prévoit de livrer de premiers résultats en décembre. Ces travaux doivent permettre de mieux apprécier les ressources disponibles et les conditions de leur mise en valeur.
L'état d'avancement de ces études a été présenté au vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, lors d'une audience accordée à Malabo à une délégation d'Eni conduite par Guido Brusco, directeur des opérations Global Natural Resources.
Parmi les cinq blocs concernés, le bloc gazier EG-27 occupe une place particulière. Cette zone offshore en eaux profondes, située à environ 140 kilomètres au sud-ouest de l'île de Bioko, couvre près de 2 450 km². Elle abrite plusieurs découvertes commerciales de gaz, dont Fortuna, Viscata, Tonel, Silenus East, Lykos et Estrella de Mar. Les estimations disponibles situent les ressources entre 2,8 et 3,7 trillions de pieds cubes de gaz, selon le périmètre et les données retenus. EG-27 correspond ainsi à une zone contractuelle regroupant plusieurs découvertes, et non à un seul champ gazier.
Mais la compagnie italienne ne limite pas ses discussions avec Malabo aux hydrocarbures. Au cours de l'audience, sa délégation a également évoqué une possible intervention dans le secteur agricole. " Au cours de l'audience, la délégation a exprimé son intérêt à collaborer avec la Guinée équatoriale au développement du secteur agricole, dans le cadre d'une stratégie de diversification des investissements dans le pays ", indique le communiqué.
Cet intérêt s'inscrit dans le prolongement des activités agricoles déjà développées par Eni en Afrique pour approvisionner ses bioraffineries. Le groupe organise des filières de production d'oléagineux, notamment le soja, le tournesol et le ricin. Les récoltes sont transformées dans des agri-hubs, où sont produites des huiles végétales destinées à la fabrication de biocarburants. Certains sous-produits peuvent également servir à l'alimentation animale et à la production de biofertilisants.
En Afrique centrale, le principal ancrage industriel d'Eni se trouve actuellement en République du Congo. Le groupe y opère depuis plusieurs décennies dans l'exploration, le développement et la production d'hydrocarbures, à terre comme en mer. Marine XII constitue l'un de ses principaux actifs gaziers et alimente notamment le projet Congo LNG.
Publié le 09/07/26 17:15
La Rédaction
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CEMAC