Le vice-président de la République de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a annoncé, le 8 septembre 2026, que le service internet par satellite Starlink était désormais officiellement disponible dans l'ensemble du pays.
Dans une publication sur son compte X, après une réunion consacrée à l'organisation de la vente et de la distribution du service, il a indiqué que les autorités devaient désormais encadrer son déploiement. " Le service d'internet par satellite Starlink est désormais officiellement disponible en Guinée équatoriale et nous devons organiser la vente et la distribution responsable de ses services à travers tout le pays ", a-t-il écrit.
Selon ses indications, les connexions souscrites avant la signature de l'accord de prestation de services entre la Guinée équatoriale et Starlink doivent être annulées. Ces connexions avaient été acquises avec des coordonnées d'autres pays, faute de disponibilité locale du service. Lors d'une réunion tenue le même jour, le vice-président a précisé que les nouvelles demandes seraient désormais centralisées par l'Organe de régulation des télécommunications (Ortel), sous la supervision du secrétariat d'État chargé de l'intelligence artificielle.
Cette officialisation intervient un peu plus d'un mois après une première autorisation, plus restrictive, accordée le 29 juillet 2026. Présenté lors d'une cérémonie au Palais du Peuple, à Malabo, ce texte initial réservait l'usage de Starlink aux seules compagnies pétrolières nord-américaines opérant en haute mer, dans les eaux sous juridiction équato-guinéenne.
Le communiqué diffusé à cette occasion précisait que cette dérogation était temporaire et limitée aux zones maritimes où les opérateurs traditionnels rencontraient des limitations de couverture. Le service avait ensuite été lancé le 29 août 2026 dans ce cadre restreint, avant que l'annonce du 8 septembre n'en élargisse la portée à l'ensemble du territoire.
Cette ouverture progressive fait suite à plusieurs mois de travaux engagés par les autorités sur une éventuelle arrivée de Starlink dans le pays. Le 4 mars 2025, un compte rendu officiel publié à l'issue de la présentation du rapport final de l'audit du projet de télévision numérique terrestre indiquait que le gouvernement avait donné son accord pour une étude sur l'intégration de cette technologie au cadre réglementaire national. Les conclusions devaient être examinées par le GITGE, l'entreprise publique chargée des infrastructures numériques et des télécommunications du pays.
Développé par SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, Starlink repose sur une constellation de satellites en orbite basse qui fournit un accès à internet haut débit directement aux terminaux des utilisateurs, sans dépendre de la fibre optique ni des infrastructures mobiles terrestres.
La Guinée équatoriale devient ainsi le troisième pays de la zone Cemac à accorder une autorisation formelle à Starlink pour le lancement de ses activités, après le Tchad et la République centrafricaine. Au Cameroun, aucune licence commerciale n'est confirmée et l'importation, la vente et l'utilisation des kits sont signalées comme interdites depuis 2024, même si des discussions sur un futur cadre juridique sont évoquées. Au Gabon, le dossier reste en négociation, sans autorisation confirmée. Au Congo-Brazzaville, le service n'était pas autorisé selon les informations disponibles en mars 2026.
Claude Paul Tjeg
Publié le 09/09/26 11:28
La Rédaction
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CEMAC