La Guinée équatoriale ouvre une première fenêtre à Starlink, mais dans un périmètre très limité. Le gouvernement a autorisé l'utilisation temporaire de la technologie satellitaire de l'entreprise américaine uniquement par les sociétés nord-américaines intervenant en haute mer dans les eaux placées sous juridiction équato-guinéenne. Cette décision concerne en particulier les compagnies pétrolières actives au large du pays, où les besoins en connectivité restent importants.
La décision a été officialisée mardi au Palais du Peuple, à Malabo, lors d'une cérémonie présidée par le vice-président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue. Le texte précise toutefois que cette autorisation ne constitue pas une ouverture générale du marché des télécommunications. " Les autorités ont précisé que cette dérogation est temporaire et limitée aux opérations en mer, zones où les opérateurs traditionnels continuent de rencontrer des limitations de couverture et de performance. Par cette mesure, l'exécutif national entend faciliter le développement efficace et sûr des activités productives dans la zone maritime, en garantissant de meilleures conditions de connectivité aux entreprises opérant dans ce secteur ", indique le communiqué.
Une ouverture encore très encadrée
Cette autorisation intervient plusieurs mois après les premiers travaux engagés par les autorités sur une éventuelle arrivée de Starlink dans le pays. Le 4 mars 2025, un compte rendu officiel publié à l'issue de la présentation du rapport final de l'audit du projet de télévision numérique terrestre indiquait que le gouvernement avait donné son accord pour la réalisation d'une étude sur l'intégration de cette technologie dans le cadre réglementaire national.
Selon ce document, les conclusions de cette étude devaient être examinées par le GITGE, l'entreprise publique chargée de la gestion, de l'exploitation et du développement des infrastructures numériques et de télécommunications en Guinée équatoriale.
À ce jour, cette étude n'a toujours pas été rendue publique. Dans ces conditions, Starlink ne bénéficie pas encore d'une autorisation commerciale ouverte à l'ensemble des utilisateurs en Guinée équatoriale. La décision annoncée à Malabo limite exclusivement son utilisation aux entreprises américaines engagées dans des opérations en haute mer, dans le cadre d'une dérogation que les autorités présentent comme provisoire.
Développé par SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, Starlink repose sur une constellation de satellites en orbite basse qui fournit un accès à Internet haut débit directement aux terminaux des utilisateurs. Contrairement aux réseaux conventionnels, le service ne dépend ni de la fibre optique ni des infrastructures mobiles terrestres. Les abonnés utilisent une antenne satellite reliée à un routeur qui communique directement avec les satellites, permettant ainsi de desservir des zones isolées ou insuffisamment couvertes par les réseaux traditionnels.
Perton Biyiha
Publié le 29/07/26 15:21
La Rédaction
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