menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

La Côte d’Ivoire ambitionne hisser ses universités parmi les 20 meilleures d’Afrique d'ici 2030

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 63h37min

La Côte d'Ivoire ambitionne désormais de hisser ses universités parmi les 20 meilleures du continent à l'horizon 2030, un objectif qui dépasse la seule reconnaissance académique pour s'inscrire dans une stratégie globale de puissance scientifique et d'attractivité économique.

Cette orientation a été réaffirmée ce 19 février par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, qui place la performance universitaire au cœur du développement national.

Longtemps perçus comme des instruments externes parfois contestés, les grands classements académiques internationaux sont désormais assumés comme des leviers de transformation. Le gouvernement ivoirien entend utiliser ces référentiels pour structurer la montée en qualité de son système universitaire.

Le ministre cite notamment les références mondiales que sont Times Higher Education, QS World University Rankings, Academic Ranking of World Universities et UniRank, considérés comme des indicateurs majeurs de crédibilité académique.

‘'Les ignorer serait une grave erreur, les subir une faiblesse. Les maîtriser et les transformer en leviers de développement est désormais une nécessité nationale'', a insisté Adama Diawara, résumant l'approche stratégique adoptée par les autorités.

Au-delà du prestige, l'enjeu est économique. Une meilleure visibilité internationale des universités favorise l'attraction d'étudiants étrangers, la mobilité des chercheurs, les partenariats scientifiques et, à terme, l'innovation technologique.

Un diagnostic lucide des faiblesses structurelles

Si le potentiel scientifique ivoirien est reconnu, plusieurs obstacles freinent encore son rayonnement international. Le gouvernement ivoirien identifie notamment une gouvernance du ‘'ranking'' encore embryonnaire, une valorisation insuffisante de la recherche scientifique, une visibilité numérique limitée ainsi que des systèmes d'information académique fragmentés.

À cela s'ajoutent des dispositifs d'assurance qualité jugés perfectibles et une coordination nationale encore insuffisante entre établissements et autorités publiques.

Pour le ministre, la faible présence des universités ivoiriennes dans les classements mondiaux ne traduit pas un déficit de compétences. ‘'Cette absence ne reflète ni un manque de potentiel ni une carence de talents, mais des enjeux structurels, organisationnels et stratégiques que nous devons surmonter'', a-t-il affirmé.

Voir aussi - Top University Rank 2025 : L'INP-HB gagne 9 places et se hisse au 27ᵉ rang continental

Dans les économies émergentes, la qualité des universités constitue désormais un facteur déterminant de compétitivité. Elles alimentent les écosystèmes d'innovation, soutiennent la transformation industrielle et renforcent la capacité d'un pays à capter les investissements à forte valeur ajoutée.

En visant une présence crédible et durable dans les classements internationaux, Abidjan cherche ainsi à aligner son système universitaire sur ses ambitions économiques et technologiques.

Pour mémoire, la Côte d'Ivoire s'est classée à la 27e place africaine dans l'édition 2025 du Top University Rank, grâce à la performance de l'Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny.

Publié le 20/02/26 15:59

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

c03aADvLzF6CztY7UkePumS5fsNcKMsR8suQLsrDo1Q False