L'Assemblée législative du Peuple a approuvé, le 30 juin à Ouagadougou, trois accords de financement représentant environ 110 milliards FCFA, destinés à soutenir les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'agro-industrie burkinabè. Ces ressources, mobilisées auprès de partenaires financiers internationaux, doivent permettre au pays de maintenir ses services sociaux de base tout en donnant une impulsion à plusieurs chantiers économiques jugés prioritaires.
Présentés par la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako-Traoré, ces textes s'inscrivent parmi les six projets de loi de ratification examinés lors de cette séance parlementaire. Après discussion, les députés ont unanimement reconnu leur utilité pour la population et les ont votés.
La part la plus importante de cette enveloppe provient d'un financement additionnel de l'Association internationale de développement, filiale de la Banque mondiale, à hauteur de 85 millions d'euros, soit près de 56 milliards FCFA. Cette somme viendra appuyer le Projet de protection du capital humain, qui couvre la gratuité des soins médicaux, les campagnes de vaccination, le fonctionnement des structures sanitaires ainsi que l'organisation des examens scolaires et la formation du personnel enseignant. Dans un pays confronté à une situation sécuritaire difficile, ce dispositif ambitionne avant tout de préserver les progrès accomplis en matière de développement humain.
À cette contribution s'ajoute un prêt de 30 millions de dollars, environ 18 milliards FCFA, accordé par le Fonds de l'OPEP pour le développement international. Ce financement doit renforcer le Projet de renforcement de la protection du capital humain, en assurant la continuité des prestations sanitaires et éducatives, notamment le maintien des soins gratuits, la poursuite des campagnes vaccinales, l'organisation des examens et concours, la formation continue des enseignants et l'acquisition de matériel pédagogique. À travers ce projet, les autorités entendent consolider la résilience du système social burkinabè et améliorer, sur le long terme, les conditions de vie des ménages.
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Le troisième accord de prêt, conclu avec la Banque ouest-africaine de développement pour un montant proche de 36 milliards FCFA, bénéficiera au Fonds burkinabè de développement économique et social. Ce financement doit servir à concrétiser plusieurs sous-projets à forte valeur économique, parmi lesquels une unité de transformation de noix de cajou, des silos modernes destinés au stockage des céréales, la modernisation des activités avicoles de la société Moablaou SA et l'installation de nouveaux pylônes de télécommunication sur le territoire national. Ces initiatives portent l'ambition de dynamiser la transformation industrielle locale, de générer des milliers d'emplois et d'augmenter les revenus des producteurs, tout en renforçant la compétitivité globale de l'économie burkinabè.
Fanuelle YAO
Publié le 01/07/26 16:05
La Rédaction
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