Le Burkina Faso prévoit importer 300 MW d'électricité de ses pays voisins pour assurer la continuité de la fourniture d'énergie pendant la période de pointe en 2023. Cette communication a été faite en Conseil des ministres ce 7 septembre.
"Cette importation qui vise à augmenter les capacités de production d'électricité de la SONABEL (Société nationale d'électricité du Burkina) doit être également soutenue par une économie d'énergie par les populations en vue d'éviter les délestages en période de pointe en 2023", explique le gouvernement.
Selon les détails, ce sont 100 MW qui seront importés de la Côte d'Ivoire et de 200 MW du Ghana.
Avec un taux d'accès à l'électricité d'environ 20%, dont 4,7% en zones rurales, et une capacité électrique installée de 357 MWc selon la Banque mondiale, le Burkina Faso importe plus de la moitié de sa consommation d'énergie de la Côte d'Ivoire et du Ghana.
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En 2021, en vue de s'affranchir de sa dépendance énergétique de ces deux pays, le gouvernement et la SONABEL, soutenus par la SFI (IFC, la branche du groupe Banque mondiale chargé du secteur privé), avaient établi une feuille de route visant à tirer profit de l'énorme atout de production d'énergie solaire dont dispose Ouagadougou.
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Selon la SFI, avec cette feuille de route, le pays pourrait réaliser jusqu'à 800 millions FCFA voire 1,8 milliard FCFA d'économie par an à travers la mise en place d'une capacité de stockage de 60 à 70 MW d'électricité reposant sur des systèmes de batteries indépendants.
Publié le 08/09/22 09:44
Olivia Yao
SN
CEMAC