Ghana a décidé d'imposer aux grandes compagnies minières d'or la vente d'une part plus importante de leur production directement à la banque centrale, faisant passer ce quota de 20 % à 30 %. Cette mesure, révélée le 18 mai 2026 par Reuters, s'inscrit dans une stratégie visant à consolider les réserves nationales et à renforcer la stabilité financière du pays.
Concrètement, les sociétés minières industrielles opérant sur le territoire ghanéen devront désormais céder près d'un tiers de leur production annuelle à l'État. L'or acheté par la banque centrale sera intégré aux réserves officielles du pays afin de soutenir la solidité du système financier et de limiter l'exposition aux fluctuations des devises étrangères.
Le Ghana, qui figure parmi les plus grands producteurs d'or du continent africain, a progressivement renforcé ce mécanisme depuis 2022. L'extension de cette politique en 2026 traduit une volonté d'accroître le rôle de l'or dans la gestion macroéconomique, notamment pour soutenir la monnaie nationale et améliorer la position extérieure du pays.
Les autorités visent une augmentation significative des réserves d'or dans les prochaines années, avec un objectif d'environ 157 tonnes d'ici 2028. Cette stratégie doit permettre de renforcer la résilience économique face aux chocs internationaux et de réduire la dépendance aux principales devises mondiales.
La mise en œuvre de cette nouvelle exigence fait toutefois l'objet de discussions avec les entreprises minières, qui soulèvent plusieurs préoccupations concernant les modalités de fixation des prix et les conditions d'application. Malgré ces réserves, cette décision confirme l'orientation du Ghana vers une intégration plus poussée de sa production aurifère dans la stratégie financière de l'État.
Fanuelle YAO
Publié le 18/05/26 13:21
La Rédaction
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