Le Gabon a officialisé un accord de coopération en géosciences avec le Council for Geoscience en marge du Mining Indaba 2026, au Cap. Ce partenariat vise à moderniser la cartographie des ressources minérales du pays, à travers la révision des données existantes, la réalisation de nouvelles études ciblées et le renforcement des capacités techniques nationales. L'objectif est de consolider la qualité de l'information géologique, condition préalable à l'attractivité des projets d'exploration.
Cette annonce s'inscrit dans une séquence diplomatique et économique plus large. Lors du dîner des ministres des Mines organisé par son homologue sud-africain, le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a réaffirmé la nouvelle vision minière portée par les autorités gabonaises. Le pays entend plus que jamais positionner le secteur extractif comme un levier structurant de diversification et de transformation industrielle.
Deuxième producteur mondial de manganèse après l'Afrique du Sud, le Gabon entend désormais accélérer la transformation locale de ses minerais. Le gouvernement a annoncé l'interdiction de l'exportation du manganèse brut à partir de 2029, afin de favoriser l'émergence d'unités industrielles à plus forte valeur ajoutée. Cette orientation suppose toutefois une meilleure connaissance du potentiel géologique national, y compris sur des segments comme l'or ou les terres rares, identifiés comme stratégiques.
Dans ce contexte, les partenariats Sud-Sud sont présentés comme un axe prioritaire. L'accord conclu avec le Council for Geoscience traduit cette volonté de coopération technique et industrielle avec l'Afrique du Sud, considérée comme un acteur de référence sur le continent. Au-delà de la cartographie, l'enjeu est de structurer un écosystème minier intégré avec l'exploration, la transformation et les infrastructures logistiques, tout en rassurant les investisseurs sur la stabilité et la prévisibilité du cadre national.
Publié le 13/02/26 10:14
La Rédaction
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CEMAC