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Pétrole : Riyad presse l’OPEP+ d’augmenter plus tôt l’offre de brut

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L'Arabie saoudite, chef de file de l'OPEP+, souhaite que l'alliance pétrolière accélère la reprise de sa production. Riyad pousse ses partenaires à rouvrir davantage les vannes avant l'échéance prévue à fin 2026, selon des sources proches du dossier. L'Objectif affiché est de reconquérir des parts de marché perdues face à des concurrents comme les producteurs de pétrole de schiste américains.

Les membres de l'OPEP+ se réunissent par visioconférence pour discuter du retour progressif de 1,66 million de barils par jour encore gelés, après avoir déjà relancé une partie de l'offre ces derniers mois. Les contrats à terme sur le Brent ont chuté de 2,4% à l'annonce de ces discussions.

Aucune décision n'est encore actée. Certains pays pourraient s'opposer à une hausse trop rapide de la production, craignant une nouvelle pression baissière sur les prix.

Cette orientation marquerait une inflexion majeure de la stratégie de l'OPEP+. Historiquement, l'alliance privilégiait la défense des prix par des coupes de production. Aujourd'hui, Riyad semble miser sur une logique de volumes, quitte à accroître l'excédent prévu par l'Agence internationale de l'énergie pour le quatrième trimestre.

Henning Gloystein, analyste chez Eurasia Group, cité par Bloomberg, estime que ‘'l'OPEP+ devrait continuer à augmenter sa production, dépassant ainsi la croissance de la demande'', même si les hausses réelles pourraient rester limitées.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane doit rencontrer en novembre le président américain Donald Trump, qui plaide ouvertement pour une baisse du prix de l'essence afin de contenir l'inflation. Une augmentation de l'offre mondiale constituerait un atout diplomatique pour Riyad, mais fragiliserait financièrement les producteurs américains de schiste ainsi que certains partenaires de l'OPEP+ moins capables d'augmenter leurs volumes.

Le Brent a déjà perdu environ 10% depuis janvier, s'établissant à 65,70 dollars le baril à Londres. Goldman Sachs anticipe même une chute sous les 50 dollars en 2026 si l'offre continue de dépasser largement la demande.

Pour les consommateurs, un tel scénario représenterait une baisse bienvenue du coût de l'énergie. Pour l'OPEP+, il pose toutefois la question de la soutenabilité financière de ses membres et de l'équilibre entre stratégie commerciale et stabilité budgétaire.

Publié le 05/09/25 17:52

La Rédaction

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