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RDC : Après la confirmation du potentiel cuprifère de Molulu, Critical Metals cherche à sécuriser des débouchés commerciaux

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Le britannique Critical Metals plc a engagé des discussions avec un acheteur potentiel en vue de commercialiser sa future production de cuivre issue du projet Molulu, situé dans la province du Haut-Katanga, en République démocratique du Congo (RDC).

Les échanges portent notamment sur la conclusion éventuelle d'un contrat d'enlèvement de minerai (offtake agreement), qui permettrait à la compagnie de sécuriser un débouché pour sa production. En prélude à un éventuel accord, les deux parties ont entrepris des essais métallurgiques sur un échantillon de 300 kg de minerai prélevé dans les stocks déjà constitués sur le site. 

À cet effet, les échantillons ont été répartis en trois catégories, selon leur teneur en cuivre : entre 1 % et 1,5 %, entre 1,5 % et 2 %, et au-delà de 2 %. Les résultats permettront d'évaluer les caractéristiques métallurgiques du minerai, notamment sa teneur en cuivre soluble et son potentiel de récupération. Des paramètres déterminants pour apprécier son intérêt commercial et les conditions dans lesquelles il pourrait être valorisé par un acheteur industriel.

Un potentiel minier encore à consolider

Situé à environ 100 km au nord de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, Molulu bénéficie d'un positionnement géographique favorable, au sein de la ceinture cuprifère katangaise. Cette région du sud-est de la RDC figure parmi les principaux bassins mondiaux de production de cuivre et de cobalt. 

Critical Metals détient indirectement 70 % du projet à travers sa filiale Madini Occidental Limited, tandis que ses partenaires congolais conservent les 30 % restants. Le périmètre comprend trois secteurs minéralisés, situés respectivement au nord, au centre et au sud, ainsi que quatre anciennes fosses ayant déjà fait l'objet d'activités minières artisanales et mécanisées.

Pour mieux caractériser cette ressource, la compagnie indique avoir achevé la modélisation tridimensionnelle des blocs minéralisés. Selon son communiqué du 5 novembre 2026, " cette modélisation repose sur les données disponibles issues des campagnes de forage, des prélèvements d'échantillons de sols et des tranchées d'exploration ". 

Cette avancée s'inscrit dans le programme de travaux relancé le 2 octobre 2026. Celui-ci comprend notamment des levés topographiques, de la cartographie géologique, le creusement de tranchées d'exploration et des prélèvements d'échantillons. 

Mais les perspectives commerciales du projet restent confrontées à des incertitudes sur la qualité du minerai et l'ampleur des ressources exploitables. Dans ses informations financières publiées le 26 octobre 2026, la compagnie reconnaissait déjà que les stocks de minerai constitués antérieurement ne présentaient pas une qualité suffisante pour soutenir les ventes initialement envisagées. Leur qualité avait notamment été affectée par une dilution liée à la présence de matériaux de couverture et d'autres éléments sur le site.

À ces difficultés s'ajoutent les besoins de financement nécessaires pour mieux circonscrire le gisement. Une étude indépendante de cadrage a ainsi estimé à environ 500 000 dollars les dépenses supplémentaires de forage requises pour déterminer plus précisément son étendue et la qualité de la minéralisation. Au regard de ces contraintes, Critical Metals a reclassé Molulu en actif d'exploration et d'évaluation, reconnaissant que sa faisabilité technique et sa rentabilité commerciale n'étaient pas encore établies.

Claude Paul Tjeg 

Publié le 05/11/26 15:30

La Rédaction

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