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Sénégal : Les raisons du report du projet Grand Transfert d’eau à 2027

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Jamais un projet n'a suscité autant de débats et de polémique. Le Grand transfert d'Eau, une des sources du différend entre le Gouvernement et les députés de Pastef est sur toutes les lèvres. Des acteurs de la classe politique sénégalaise dénoncent une suppression d'un projet majeur et stratégique. Ainsi, le ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement a sorti un communiqué pour livrer les détails du projet.

A en croire le document, il y a une programmation budgétaire mieux alignée sur le calendrier réel du projet. Ainsi, les réajustements opérés dans le cadre de la LFR 2026, et qui seront prolongés dans la Loi de finances initiale (LFI) 2027, ne traduisent en aucun cas un renoncement. À en croire l'État, ils relèvent d'une gestion rigoureuse des finances publiques, qui consiste à inscrire les crédits au moment où ils pourront effectivement être engagés et décaissés.

Un programme de cette envergure, estime le Gouvernement obéit en effet à un enchaînement d'étapes qu'il convient de mener avec soin. Il s'agit notamment de la finalisation des études, les différentes procédures de sélection, négociation et contractualisation (en modes PPP, appels d'offres ouverts, etc.), le recensement et l'indemnisation des personnes affectées par le projet, ainsi que la gestion des interfaces entre ses différentes composantes.

" La programmation budgétaire a simplement été recalée sur ce calendrier de mise en œuvre, afin que chaque ressource mobilisée le soit au bon moment. Le GTE demeure une priorité stratégique de l'État. Les démarches de mobilisation des financements auprès des bailleurs et des investisseurs privés se poursuivent en parallèle des procédures de revue et de validation, avec pour objectif le démarrage des travaux du transfert principal courant 2027 ", justifie le Gouvernement.

Ce projet de transfert principal d'eau brute, est structuré en partenariat public-privé autour d'une société de projet dont le Fonds souverain d'Investissements stratégiques (FONSIS) détiendra 51 % du capital. Il comprend une branche principale vers l'axe Dakar–Thiès–Mbour, une branche vers Touba, ainsi que des points de livraison destinés aux activités agricoles des Niayes et aux principales communautés rurales traversées.

Dans le cadre du projet, il est prévu aussi, une centrale solaire de 300 MW, qui assurera l'alimentation énergétique du système, selon le modèle du producteur indépendant d'électricité. Dans ce cadre, l'alimentation en eau potable de Touba, confiée à la Société nationale des Eaux du Sénégal (SONES). Le projet comprend également des ouvrages de stockage et un nouveau réseau de distribution afin d'assurer l'alimentation en eau potable en milieu rural.

L'autre volet est l'alimentation en eau de la zone des Niayes, principal bassin horticole du pays, avec l'irrigation d'environ 12 000 hectares de périmètres agricoles. Maintenant, il reste à savoir si ces clarifications du Gouvernement sur ce projet majeur vont convaincre les députés de Pastef. Le projet de loi de finances rectificative 2026 rejetée vendredi dernier en Commission sera examiné ce mardi 27 octobre 2026, en Commission. Hier sur Rfi, le premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a sur RFI, réitéré son appel au dialogue et au consensus pour une bonne marche du pays.

Publié le 27/10/26 11:36

Mouhamadou Dieng

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