Le projet de modernisation du Transgabonais entre dans une nouvelle phase financière. Les groupes Eramet et Meridiam, via la Société d'exploitation du Transgabonais (Setrag), négocient un financement de 210 milliards FCFA, soit environ 350 millions de dollars, auprès de la Société financière internationale. L'opération vise à soutenir un vaste programme de réhabilitation et de renforcement des capacités de la ligne ferroviaire, déjà soutenu par l'Union Européenne dans le cadre du Global Gateway.
Long de près de 650 kilomètres, le Transgabonais constitue l'axe logistique central reliant les zones minières à la façade maritime. Le programme prévoit notamment le renouvellement massif de rails et de traverses, avec pour ambition de sécuriser l'infrastructure et d'accroître la fluidité du trafic. À terme, l'objectif est de restaurer une capacité opérationnelle permettant une circulation plus soutenue des convois.
Au-delà des aspects techniques, le projet s'inscrit dans une logique industrielle plus large. Le corridor ferroviaire est un maillon stratégique pour l'exportation du manganèse et, potentiellement, d'autres ressources. Sa fiabilité conditionne la compétitivité des opérateurs miniers et la capacité du pays à absorber une montée en puissance de la production.
Le recours à des financements internationaux traduit enfin une volonté de structurer l'investissement sur des bases durables, avec des exigences accrues en matière environnementale et sociale. La modernisation du Transgabonais apparaît plus que jamais comme un levier central de sécurisation du corridor minier par les autorités gabonaises, au moment où le pays cherche à consolider son positionnement dans la chaîne de valeur extractive.
Idrissa Diakité
Publié le 13/02/26 10:04
La Rédaction
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