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@elinija
El 3iroui???? Mdr, allez je vais tout réviser et réécrire jusqu'à devenir Kafka croisé Orwell. Prépare toi 🤣 😂 🤣.
J'avoue, une fable écrite avec precipitation, a la relecture, elle gagnera a être plus courte.
Ps, je plaisante of course,
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El fehem bech ikawir fil Afrique bech ya3mil 150% en 1 an 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣
Après avoir fait un bon coup sur le plomb 😜
Entre les 2 dharba plast w spéculation sur le dollar sur 2 sociétés qui importent en 💵
Et il va profiter d’un vol pas cher sur nouvelair 😂😂😂😂
Merci El 3irwi mta3 forum 😂😂😂😂
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Bonsoir à tous
@Cartesien
C'est plus qu'un divertissement c'est une véritable bouffée d'oxygène littéraire d'un genre nouveau, que je découvre grâce à vous : la "Finance-fiction"
Merci à vous cartésien et à tous ceux qui vous ont inspiré sur ce forum et ailleurs
je résume mon impression en paraphrasant le message d'une publicité d'un chocolat de 1994, ca ne me rajeunit pas : "quelques grammes de finesse dans un monde de brutes"
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la fin et normalement, à lundi
<b style="">Mannoubia, l’ange démoniaque !
À peine attablés dans un restaurant branché mais désert, les pizzas fumantes devant nous, El-Fehem entama le récit de l’invraisemblable Arche de Noé :
« Dès que le vent a tourné, on a compris. On s’attendait à tout, sauf à ce décret MARAA-007. Une ineptie pondue par cette racaille de X, portée par des cohortes de populistes revanchards. Les experts ont bien tenté d’étouffer la mascarade dans l’œuf, mais ils étaient déjà en disgrâce, étiquetés "élite corrompue".
Le résultat ? Un désastre absolu. Les OPCVM fondaient comme neige au soleil, les réserves des assurances s’évaporaient. L’État, après avoir vidé ses caisses pour racheter des titres fantômes, a fini par étouffer les banques. Le pays ne pouvait plus payer ni le blé, ni le pétrole, ni les salaires. Toi, le Petit Porteur, tu as payé les pots cassés. Mais les requins, eux, cherchaient une issue. »
Il marqua une pause, un sourire carnassier aux lèvres.
« Des commis de l’État, agissant dans l'ombre pour sauver les meubles et la dignité des autorités, ont convoqué les vrais cerveaux. L'idée est née là : une bourse parallèle. On a racheté le matériel sophistiqué de la Bourse officielle à des ferrailleurs pour l'installer à Ennasba. Les traders ont été formés en secret. En trois mois, l’Arche était prête.
Le génie de la chose ? On a sauvé le système en le contournant. Les gros investisseurs ont vendu au public pour vider les caisses d'État, puis ont réinjecté ce cash à Ennasba pour racheter leurs propres participations à prix réel. Le cash blanchi est retourné dans les banques après avoir payé son "impôt" occulte. On a sauvé le pays de l'effondrement par l'illégalité pure. »
Le serveur déposa l’eau plate. Le nom de X résonnait encore dans ma tête comme une insulte. Je repris mes esprits pour poser une question avant de mordre dans ma pizza : — « Et le blanchiment ? Comment vous faites ? » — « Facile. Étage 1 : métaux précieux. Étages 2 et 3 : casino. Étage 4 : matières premières (olives, dattes, blé). Étage 5 : le back-office qui valide tout. Le rez-de-chaussée gère la salle des coffres. » — « Et le sous-sol ? » demandai-je, intrigué. — « Réservé au proprio. » — « Et qui est-ce ? » fis-je en portant mon verre à mes lèvres. — « Une figure de l'ombre. On dit qu'elle brasse des milliards pour les œuvres de charité. Personne ne la voit jamais, on l'appelle... Essaïda El Mannoubia . »
— « Une femme ?! » m’écriai-je, la bouche pleine d'eau, recrachant tout mon verre sur mon vieux costume élimé.
« Si Bouzid ! Ya Hajj ! Ya Hajj ! »
El-Chef ouvrit péniblement les yeux. Ce n'était plus le restaurant, mais le trottoir glacé. Devant lui, El-Fehem, en chair et en os, venait de l’asperger de parfum Hugo-Boss (à 680 DT le flacon). — « Pourquoi tu t'infliges ça ? » lui lança son ami avec une pitié sincère. « Allez, viens avec moi, j'habite le palace juste en face, au 7ème étage. »
El-Chef fut pris d'un fou rire nerveux, secoué par l'absurdité du monde, avant de laisser couler, enfin, toutes les larmes de son cœur.
Fin
Signé cartésien
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pour ne pas vous accabler, je vous livre la suite et fin en deux partie, ci-dessous la deuxième partie, j'espère que ca vous divertira et vous tiendra en haleine (assez courte ouf)
Des jours passèrent, El-Chef souffrait de plus en plus de la solitude, le mystère du café Ennasba, le pourchassait inlassablement, jusqu’au jour où il lit incrédule, un appel d’offre pour vendre les actifs d’une société, jadis fleuron industriel, dans laquelle il avait placé une bonne partie de son épargne et qui a fini par être déclaré en faillite et en fin proposée à la vente en actifs assainis faute d’un repreneur. El-Chef quitta sa demeure en sanglot, se dirigea droit vers la taverne « i5wen Assafa » dans laquelle, il n’avait plus mis les pieds depuis qu’il avait fait vœux de piété avant de partir faire sa Omra. Rien n’a changé dans cette taverne, les mêmes visages uniformes et tristes, les mêmes tables bancales couvertes de crasse, même le serveur boiteux et impoli était là, il plongea sur El-Chef et l’enlaça dans une étreinte étouffante. El-Chef, prit sa place habituelle et commença à boire, pour inonder un chagrin infini, il se soula jusqu’à l’os. A peine a t il réussit à traverser la porte de sortie, qu’une brise glacée l’a fouetté violemment, il tomba dans les roses et rêva, de nouveau :
Un bref éclairage sur le personnage d’El-Fehem
« Oh ! mon ami El Fahem, que fais-tu là ? » El Fehem, c’est un ami d’enfance, on se rencontre assez souvent et toujours dans des endroits insolites et inattendus. El Fehem, n’était pas brillant dans les études, mais depuis sa jeunesse, il a développé un sens aigu des affaires. Au Lycée, El Fehem ne fumait pas, mais il avait toujours une boite d’allumettes sur lui. Comme avoir du feu, était notre problème perpétuel on s’adressait à lui pour allumer une cigarette. Toujours débout à la même place pendant les récréations, son tarif était devenu connu, payer une cigarette pour allumer une, avec service gratuit : c’était lui qui allumait nos cigarettes. Comme il ne fumait pas, il vendait ses cigarettes le double de leurs prix à ceux qui tombaient en manque. Un jour j’ai décidé d’estimer la taille de son commerce, une boite que je viens d’acheter contenait 48 allumettes, comme il avait une technique rodée d’allumer nos cigarettes même par temps de tempête, j’ai estimé qu’il devrait exploiter efficacement au moins quarante allumettes par boite. J’ai ensuite essayé d’estimer le nombre moyen de sa clientèle, c’était au moins 20 personnes par jour. Ce petit diable d’El-Fehem, vendait la boite d’allumette pour 2 paquets de cigarettes. Plusieurs ont tenté de copier son Business Modèle, mais tous étaient des fumeurs et finissaient par consommer leur capital et revenaient vers lui pour allumer leurs cigarettes. Rancuniers et impuissants face à ce commerce inéquitable, on se vengeait en propageant des ragots sur lui, mais il reste impassible, accumulant un capital considérable sur notre dos. Depuis ce temps, El-Fehem, a roulé sa bosse, fait tout type de commerce, partit pour l’étranger, pour finir un conseiller en gestion de patrimoine ou il s’est fait un nom et une réputation grâce à son don inné à flairer et dénicher les bons filons et il est devenu fumeur mais de cigarettes de luxe.
Ce jour-là, il était d’une élégance empreinte d’un certain kitch. Costume étincelant foncé, chemise blanche avec des manchettes dorées, cravate uniforme, des chaussures noires brillantes et un sac a dos accroché sur son épaule. Moi, qui était premier de ma classe, je portais un vieux costard moncef barkous de couleur grise, une chemise bleu chiffonnée et des chaussures qui n’ont pas été cirées depuis plusieurs semaines. J’avais honte de moi. Ayant remarqué ma gène, naturellement futé comme il était, il me balança sa devise favorite « premier dans la classe, dernier dans la vie » en éclatant de rire et en m’embrassant fort. Ce personnage, qui m’a toujours fasciné en suscitant en moi un mélange d’admiration et de mépris, me parut maintenant intimidant avec une assurance obscène. Il me prit par le manche et m’emmena vers le café Ennasba. Remarquant mon hésitation il me rassura calmement. Sur le court trajet que nous traversâmes, tous les gens présents, d’allure fort respectable, se précipitèrent pour le saluer respectueusement, même les policiers en garde lui firent la révérence.
Nous prîmes une place dans ce café paumé et nous commandâmes deux expresso serrés, « bienvenue dans l’arche de Noé » me balança t-il.
Un voyage dans les entrailles de l’arche
« Je vais te montrer la vraie vie », me lança El-Fahem. Il me guida vers les profondeurs du café Ennasba, franchissant une porte blindée après un scan d'empreinte.
Nous entrâmes dans une salle au calme religieux. El-Fahem vida son sac à dos : des liasses de 50 DT, des dollars et des euros s'étalèrent sur le bureau d'une dame austère. En échange, il obtint un simple bordereau. Nous grimpâmes au 5ème étage où, dans un vrombissement de serveurs, une machine recracha un imprimé QR-codé listant des transactions occultes pour des montants à sept chiffres après avoir avalé le bordereau par une fente.
Le clou du spectacle se trouvait au 7ème étage, marqué « MARAA-007 ». Derrière le verre fumé, c'était le chaos : rires, cris et téléphones hurlants. Un trader nommé « Electron » nous accueillit. D'un clic, il injecta les ordres d'El-Fahem dans le système — « 1,2 million déposé, 1 million de différentiel de prix... ta commission est prête », annonça Electron.
Un bip retentit sur le téléphone d'El-Fahem. En dix minutes, sous le nez des autorités et de la VCN, la fortune venait de changer de main. À peine dehors, El-Fahem ignora mes questions et sourit : « Je t'invite à déjeuner ».
Mannoubia, l’ange démoniaque ! oh
A peine attablé dans un restaurant branché mais peu fréquenté, nous commandâmes des Pizza et El-Fehem entama le récit de l’invraisemblable histoire de l’arche de Noé
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@Elinija
Ouuuups, pas de chance, le mystère est au 7eme étage, je compte beaucoup sur ton sens de l'humour, ca sera publié ce soir très tard ou demain. Promet moi Elinija de ne pas te fâcher. El-Fehem c'est pas toi 🤣🤣🤣🤣🤣. désolé, puisque vous avez lu l'intégralité du récit précédent, je vais pas prendre la peine de raccourcir la deuxième partie
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Je suis sur site et j’ai pas tout lu 😂😂😂😂
Je me suis arrêté à Le rêve d’El-Chef qui devient réel, malgré lui
Du coup tu m’as obligé à finir 🤣🤣🤣🤣🤣
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wallahi stoura n7ibbou lilleh fi sabil illeh, c'est vrai rassou s7i7, mais je me fais de lui une image d'un personnage très sympathique, je le respecte et j'espère qu'il a le sens de l'humour, le personnage du Chef est inspiré de Stoura, mais évidemment ce n'est pas lui, puisque je ne le connais qu'à travers ce forum.
Quant à toi, Elinija, je parie que t'as pas lu l'intégralité du récit 🤣🤣🤣🤣, El-Fehem ça sera toi 🤣🤣🤣🤣🤣
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merci tlm, je suis flatté, il me reste une journée de libre, la suite et fin, sont murs dans ma cervelle de grenouille, si vous voulez, je vous conterais, l'incroyable pot au rose qui se cache dans café Ennasba 🤣🤣🤣, de toutes les façon je le ferais pour mon propre plaisir.
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Chapeau bas
Ça me rappelle les péripéties de Ecchaf la BD du magazine dialogue je crois
"en son for intérieur ce texte d’ineptie et de divagation, mais il comprit vite, qu’un tel projet, ne manquera pas de trouver une oreille bienveillante auprès des autorités et qu’il pourrait être le précieux sésame qui rouvrira "
Comme c'est imagé tu es plus rêveur que cartésien lol
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HHHHHH
pour un divertissement c'en est un
J'ai beaucoup aimé ton imagination et ta patience pour décrire ce rêve caricaturé qui incarne notre pitoyable réalité à tous les niveaux.
El Chef m'a rappelé un ami sympathique, souvent attaqué pour son caractère grincheux.
Bravo
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ti 9oum, il moghrib 9rib y2athen
hhhhh mais sérieusement bravo vous êtes doué pour l'écriture
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SN
CEMAC


