Le Sénégal vient d'élargir ses options de financement pour accompagner ses ambitions industrielles. Le pays a officiellement adhéré à l'accord portant création du Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), la branche d'investissement en fonds propres d'Afreximbank. Avec l'adhésion simultanée du Libéria, le nombre de pays membres du Fonds s'élève désormais à 24, renforçant ainsi son ancrage sur le continent.
Derrière cette entrée dans le FEDA, l'enjeu est surtout de faciliter l'accès des entreprises et projets sénégalais à des ressources que le financement bancaire traditionnel ne couvre pas toujours. Le Fonds intervient notamment à travers des prises de participation, des financements en quasi-fonds propres et des capitaux patients, avec pour objectif de renforcer les entreprises engagées dans la transformation locale, le développement des exportations et l'intégration des chaînes de valeur africaines.
Pour le Sénégal, ces instruments peuvent notamment accompagner des investissements dans la logistique, l'agro-industrie, l'énergie, l'industrie manufacturière et les services financiers. Le pays dispose également d'opportunités importantes autour de la transformation de ses ressources et du développement de nouvelles capacités industrielles, dans un contexte où Dakar cherche à accroître la valeur ajoutée produite localement.
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L'adhésion intervient alors que le FEDA cherche lui-même à accroître son empreinte sur le continent. Au cours des cinq dernières années, l'engagement financier d'Afreximbank en faveur du Fonds est passé de 100 millions à 1,3 milliard de dollars. Cette montée en puissance donne au FEDA une capacité accrue pour accompagner des projets nécessitant des financements de long terme et pour attirer, aux côtés de ses propres ressources, des investisseurs publics et privés.
Le Sénégal n'est pas le seul pays à avoir renforcé ses liens avec le Fonds. Le Libéria a également adhéré à l'accord, tandis que le Zimbabwe et l'Angola ont, pour leur part, ratifié l'accord portant création du FEDA, se rapprochant ainsi de leur adhésion au Fonds. Pour Afreximbank, cette progression traduit surtout la volonté de renforcer les institutions financières africaines capables de mobiliser des capitaux sur le continent et de les orienter vers des investissements productifs.
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"Ces nouvelles avancées en matière d'adhésion témoignent de la confiance croissante des gouvernements africains dans les institutions qu'ils possèdent et contrôlent", a déclaré George Elombi, président d'Afreximbank et des conseils d'administration d'Afreximbank et du FEDA. Selon lui, les instruments de financement proposés par le Fonds devraient jouer un rôle croissant dans la réalisation de projets industriels stratégiques, aussi bien à l'échelle nationale que régionale.
Pour Emmanuel Assiak, directeur général du FEDA, l'arrivée de nouveaux membres élargit surtout le champ d'intervention du Fonds et crée davantage de possibilités de partenariats avec les gouvernements et le secteur privé. Le Sénégal, le Libéria, l'Angola et le Zimbabwe présentent, selon lui, des perspectives d'investissement dans plusieurs secteurs stratégiques.
Fanuelle YAO
Publié le 08/09/26 15:42
La Rédaction
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