Bénin/UMOA-Titres : Pour une demande 60 milliards FCFA, les investisseurs proposent 3 fois plus

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Le Bénin a signé ce 22 janvier, une nouvelle opération réussie sur le marché régional des titres publics de l'UEMOA. Au terme d'une émission combinée de Bons et d'Obligations assimilables du Trésor, Cotonou a levé 66 milliards FCFA, dépassant son objectif initial de 60 milliards, dans un contexte régional pourtant marqué par des besoins de financement élevés et une sélectivité accrue des investisseurs.

L'opération portait sur un Bon assimilable du Trésor (BAT) à 182 jours et trois Obligations assimilables du Trésor (OAT) de maturité 3, 5 et 7 ans. Elle a suscité un vif intérêt des investisseurs, avec une demande globale atteignant 175,23 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 292,07%. Ce niveau traduit une confiance soutenue des investisseurs de l'Union dans la trajectoire macroéconomique et budgétaire du Bénin.

Dans le détail, les souscriptions se sont élevées à 16,89 milliards FCFA pour le BAT à court terme, et à 44,06 milliards, 2,31 milliards et 2,72 milliards FCFA respectivement pour les OAT de 3, 5 et 7 ans. Face à cette demande largement excédentaire, le Trésor a choisi de ne retenir que 66 milliards FCFA, soit un taux d'absorption de 37,66%, privilégiant une gestion prudente du coût de la dette.

Les rendements servis témoignent d'un accès relativement favorable au financement. Le BAT à 182 jours affiche un taux de rendement moyen pondéré (RMP) de 5,32%, confirmant l'attractivité du papier béninois sur le segment court. Pour les obligations, les RMP ressortent à 6,43% pour la maturité 3 ans, 6,68% pour 5 ans et 6,93% pour 7 ans.

L'opération a attiré des investisseurs issus de 5 pays membres de l'UEMOA sur 8, illustrant la profondeur et l'intégration croissante du marché régional. La Côte d'Ivoire s'est positionnée comme premier contributeur, avec 33,23 milliards FCFA, suivie du Bénin (17,67 milliards FCFA), du Burkina Faso (7,3 milliards FCFA), du Sénégal (6,5 milliards FCFA) et du Mali (1 milliard FCFA). Le choix du Trésor de ne capter qu'une partie de la demande disponible traduit une stratégie de discipline budgétaire et de maîtrise du profil de la dette, dans un environnement régional où la confiance des investisseurs devient un actif clé.

Narcisse Angan

Publié le 22/01/26 17:29

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