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Cameroun : En négociation pour le contrôle du gisement de cobalt de Nkamouna, American Resource promet 85 millions USD pour son développement

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American Renaissance Minerals (ARM), entreprise américaine spécialisée dans les minerais stratégiques et basée à Washington, négocie avec les autorités camerounaises pour participer au développement du gisement de cobalt, de nickel et de manganèse de Nkamouna, dans la région de l'Est. L'information a été révélée ce mercredi dans un communiqué de l'ambassade des États-Unis à Yaoundé. Selon la représentation diplomatique américaine, le groupe prévoit un investissement initial de 85 millions USD, soit environ 48,5 milliards FCFA, pour construire une première unité modulaire de traitement sur le site.

Tout en soulignant que " cette initiative bénéficie de capitaux américains et du soutien du gouvernement des États-Unis ", l'ambassade précise qu'ARM prévoit une mise en production dans les 18 mois suivant l'entrée en vigueur du permis. Le groupe entend ensuite accroître progressivement les capacités du site grâce à l'installation de nouvelles unités de traitement.

La concrétisation de ce projet reste toutefois conditionnée à l'obtention d'un nouveau titre minier. Le permis précédemment détenu par Geovic Cameroon a été retiré en février 2025 et transféré à la Société nationale des Mines (Sonamines), qui a depuis engagé plusieurs démarches pour relancer la mise en valeur du gisement.

Dans cette perspective, la Sonamines a lancé deux appels internationaux visant à identifier des partenaires capables de financer le développement de Nkamouna ainsi que celui du gisement de rutile d'Akonolinga. Dans deux communiqués publiés le 18 août, la société publique a toutefois déclaré ces procédures infructueuses, faute de candidatures répondant aux critères fixés.

La Sonamines a néanmoins indiqué rester ouverte aux discussions avec des investisseurs disposant de capacités techniques et financières suffisantes. Le communiqué de l'ambassade des États-Unis ne précise pas si les négociations engagées par ARM s'inscrivent dans ce cadre, ni si le groupe américain ambitionne de prendre totalement le contrôle du projet.

Le projet de Nkamouna fait l'objet de travaux d'exploration depuis les années 1970 et 1980. Une étude de faisabilité publiée en 2011 évaluait les réserves prouvées et probables à 68,1 millions de tonnes, avec des teneurs moyennes de 0,3 % de cobalt, 0,7 % de nickel et 1,5 % de manganèse.

La Sonamines évoque, pour sa part, un potentiel supérieur, avec plus de 100 millions de tonnes de réserves et environ 226 millions de tonnes de ressources réparties sur cinq sites.

Le schéma industriel élaboré à l'époque prévoyait une production annuelle d'environ 6 115 tonnes de cobalt et 3 297 tonnes de nickel, en plus du manganèse. Malgré ce potentiel, Geovic Cameroon n'a jamais atteint le stade de la production industrielle.

Derrière l'engagement annoncé par ARM se trouve également Aeternum, qui prévoit d'investir 10 millions USD, soit environ 5,45 milliards FCFA, dans American Renaissance Minerals en échange d'une participation de contrôle de 50,1 %. Cette opération dépend notamment de l'obtention par ARM d'un nouveau permis minier sur le gisement de Nkamouna.

Claude Paul Tjeg 

Publié le 24/09/26 14:57

La Rédaction

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