Le ministre camerounais de l'emploi et de la formation professionnelle (Minefop), Issa Tchiroma Bakary, a récemment signé une circulaire dans laquelle il précise les modalités d'application des nouvelles dispositions relatives au traitement des travailleurs de nationalité étrangère installés au Cameroun. En effet, depuis 2023, le pays exige des entreprises locales qui emploient des ressortissants étrangers de payer des frais de visa avant que le gouvernement ne valide les contrats de travail de ces derniers. Ces frais s'élèvent à l'équivalent de 2 mois du salaire et traitements bruts pour les travailleurs non-africains et un mois pour les travailleurs africains.
Seulement, le gouvernement estime que les entreprises ayant recours à la main-d'œuvre étrangère contournent le paiement de ces frais en faisant appel à des consultants et experts étrangers non soumis aux mêmes obligations que les salariés. Ainsi, la loi de finances de l'État pour 2025 a institué en son article vingt-troisième, un prélèvement de 5% sur le montant des honoraires des consultants et experts. Ces frais, collectés par l'employeur, sont exigibles avant l'apposition du visa de travail par le ministre chargé des questions d'emplois.
L'entreprise qui ne s'arrime pas à cette exigence "est punie d'une pénalité équivalente au double du montant des honoraires perçus", explique la circulaire ministérielle. En outre, la loi de finances a étendu l'application de la retenue à la source de 11 %, prélevée au titre de l'impôt sur les revenus non-commerciaux aux rémunérations versées aux consultants.
Précisons que selon les autorités, le Cameroun accueille près de 60 000 travailleurs expatriés actifs sur son territoire.
Cédrick JIONGO
Publié le 28/01/25 17:21
La Rédaction
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