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Congo : Eni en quête d’un milliard d’euros auprès de géants du capital-investissement pour ses actifs GNL

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Le géant énergétique italien Eni a mandaté la banque d'affaires Morgan Stanley pour structurer une levée de fonds d'envergure, ciblant au moins un milliard d'euros, selon des informations rapportées par l'agence Reuters. Cette opération stratégique vise à ouvrir le capital de ses actifs de gaz naturel liquéfié flottant (FLNG) à des acteurs majeurs du capital-investissement mondial, tels qu'Apollo Global Management, KKR et Stonepeak. Les discussions, bien qu'à un stade préliminaire, s'inscrivent dans une volonté de monétiser des infrastructures critiques pour réallouer des capitaux vers de nouveaux projets de développement.

Au cœur de cette transaction potentielle figurent les actifs stratégiques situés au Congo et au Mozambique. Eni exploite actuellement trois unités flottantes dans ces deux pays, dont une plateforme en République du Congo qui liquéfie le gaz issu de gisements offshore pour l'exportation. Ces actifs représentent une opportunité de diversification géographique, offrant une alternative d'approvisionnement en dehors d'un Moyen-Orient marqué par les tensions liées au conflit en Iran.

Le montage financier à l'étude reposerait sur la création d'un véhicule spécial (SPV). Dans ce schéma, le fonds d'infrastructure retenu injecterait des liquidités en échange d'un droit sur les revenus générés par les plateformes de gaz flottantes. Cette approche permettrait à Eni de conserver son rôle d'opérateur technique tout en bénéficiant de l'apport en capital de partenaires financiers institutionnels de premier plan.

Cette offensive financière intervient alors que le groupe italien prévoit d'accélérer ses investissements dans le secteur du gaz en Afrique. En plus de ses activités actuelles au Congo, Eni ambitionne de déployer une nouvelle plateforme de plus de 7 milliards de dollars au Mozambique, ainsi que deux autres unités en Argentine d'ici 2030. Pour l'heure, les parties prenantes, sollicitées par l'agence Reuters, se sont abstenues de tout commentaire officiel sur l'issue de ces négociations.

Idrissa Diakité

Publié le 13/05/26 11:16

La Rédaction

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