Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad et la Centrafrique cumulent environ 78 milliards de dollars de dette extérieure à fin 2024. C'est ce que révèle l'International Debt Report 2025 publié par la Banque mondiale. Ce chiffre correspond à l'ensemble des emprunts contractés à l'étranger par ces États, qu'il s'agisse de prêts auprès d'institutions internationales, de pays partenaires ou d'investisseurs privés.
Une large part de cette dette est détenue par des institutions comme la Banque mondiale, le FMI ou la Banque africaine de développement. Autrement dit, près de la moitié de l'argent dû par ces pays est entre les mains de créanciers multilatéraux. Le reste est partagé entre des États partenaires (comme la Chine ou les pays du Club de Paris) et des investisseurs privés, notamment via les obligations internationales émises par certains pays comme le Gabon ou le Congo.
Le rapport rappelle que, dans l'ensemble des pays en développement, les paiements d'intérêts ont atteint un niveau record en 2024, totalisant 415,4 milliards de dollars, sous l'effet de taux d'intérêt élevés. Il souligne également que la hausse du dollar en 2024 a renchéri le coût des dettes libellées en devises, ce qui pèse directement sur les pays africains endettés en monnaie étrangère.
À l'échelle du continent, la dette extérieure de l'Afrique subsaharienne a atteint 900,8 milliards de dollars en 2024, en hausse de 3,4 %. Les cinq pays de la CEMAC représentent donc une part relativement limitée du total régional, mais leur situation reste sensible : économies dépendantes des matières premières, marges budgétaires réduites et accès aux marchés financiers souvent restreint.
Idrissa Diakité
Publié le 20/02/26 14:51
La Rédaction
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