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CEMAC : Pétrole en baisse de 2,4%, bois en recul de 5,5%, industrie sous pression… les principaux moteurs ont ralenti en 2025

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Les principaux secteurs productifs de la CEMAC ont affiché des signes de ralentissement en 2025, selon les Perspectives économiques en Afrique centrale 2026 de la Banque africaine de développement. Le pétrole, l'industrie, le bois, les mines et la construction ont tous enregistré des performances moins favorables. Dans le même temps, la croissance des investissements en Afrique centrale a fortement décéléré, passant de 12,9% en 2024 à seulement 3,7% en 2025, tandis que les exportations nettes ont reculé de 4,4%.

Le pétrole, qui demeure l'un des principaux moteurs de plusieurs économies de la CEMAC, a été particulièrement affecté. La production de brut de la zone s'est contractée de 2,4 % en 2025. La BAD relève notamment une baisse de 8,8% au Cameroun, liée au ralentissement des projets d'investissement pétrolier, ainsi qu'un recul de 6,4% en Guinée équatoriale. Au Gabon, le déclin structurel de certains champs s'est traduit par une diminution de 2,1% de la production au troisième trimestre 2025. Le rapport signale également des baisses au Congo et au Tchad.

Les autres matières premières n'ont pas compensé cette faiblesse. La BAD fait état d'un recul de la production gazière, principalement en Guinée équatoriale, ainsi que d'une diminution de 5,5% de la production de bois dans la plupart des pays. Le rapport évoque également des performances décevantes du manganèse au Gabon, sans en chiffrer précisément la baisse. Résultat : la croissance du secteur extractif régional a ralenti à 8,1% en 2025, contre 11,9% en 2024, soit une perte de 3,8 points de rythme de croissance en un an.

L'industrie et la construction ont également subi ce ralentissement. En Guinée équatoriale, l'activité industrielle a chuté de 7,7% en 2025, après déjà -0,5% en 2024. Au Gabon, elle a reculé de 0,2%, après une progression de 2,3% l'année précédente. À l'échelle régionale, la BAD relève une baisse de 5,4 points de pourcentage dans la construction et de 0,3 point dans les industries manufacturières. Le rapport mentionne aussi une demande moins dynamique en matériaux de construction au Gabon, au Congo et au Cameroun, notamment en raison de l'achèvement de plusieurs travaux commandés antérieurement.

Les chiffres de 2025 montrent ainsi une fragilité persistante avec plusieurs des secteurs qui soutiennent traditionnellement la croissance, qui ont ralenti simultanément. Le pétrole a reculé de 2,4%, le bois de 5,5%, le rythme de croissance de l'extractif est tombé de 11,9% à 8,1%, tandis que certaines industries nationales ont basculé dans le rouge. La BAD prévoit néanmoins une amélioration de la croissance de l'Afrique centrale à 3,8% en 2026 puis 4,1% en 2027, portée notamment par une reprise des investissements pétroliers et gaziers, les activités minières, l'énergie et la construction.

Idrissa Diakité

Publié le 27/09/26 13:55

La Rédaction

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