La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) va mobiliser 2 milliards FCFA pour soutenir la création d'un complexe agro-industriel dans la localité de Pissa, située à environ 80 kilomètres de Bangui, en République centrafricaine. L'information a été rendue publique à l'occasion de la signature, le 8 mai 2026 à Bangui, d'un accord de financement entre l'institution financière sous-régionale et la Société industrielle agricole et de développement – Centrafrique (SIAD-CA).
Selon les informations communiquées par la BDEAC, ce financement couvre 47,5% du coût global du projet, évalué à 4,21 milliards FCFA. L'accord a été conclu entre le président de la BDEAC, Dieudonné Evou Mekou, le président de la SIAD-CA, Jean-Luc Tété, ainsi que le directeur général de BGFIBank Centrafrique, Hervé Ghislain Kogboma-Yogo, dont l'établissement intervient comme banque agente dans cette opération.
À travers ce projet, les promoteurs entendent développer plusieurs spéculations agricoles destinées à alimenter des unités locales de transformation. D'après les données fournies par la BDEAC, la production annuelle devrait atteindre 5 400 tonnes de manioc dès 2026, avant l'entrée en production de 1 710 tonnes de moringa à partir de 2027. À compter de 2029, le complexe devrait également produire 4 730 tonnes de maïs et 1 774 tonnes de soja.
Au-delà de la production agricole, le projet prévoit également la mise en place d'infrastructures industrielles destinées à assurer la transformation locale des récoltes. Dans son communiqué, la BDEAC précise ainsi que "le projet comprend également la mise en place de quatre unités industrielles de transformation dédiées à la production de farine de maïs, de farine de manioc enrichie, de feuilles séchées de moringa et d'huile de moringa obtenue par pressage".
Selon la banque de développement, ce complexe agro-industriel devrait permettre "la création de plus de 400 emplois directs et indirects au bénéfice des communautés locales", tout en générant des recettes fiscales et sociales supplémentaires pour l'État centrafricain. L'institution souligne par ailleurs que le projet comporte un volet environnemental axé sur " la régénération de plus de 1 000 hectares de terres dégradées ".
Perton Biyiha
Publié le 13/05/26 13:55
La Rédaction
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