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Congo: La production d'électricité chute de 3,9% et 55% des entreprises tertiaires en paient le prix

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La disponibilité de l'électricité est devenue au premier trimestre 2026 le premier facteur de contrainte déclaré par les entreprises du secteur tertiaire congolais, citée par 54,6% des répondants dans l'enquête de conjoncture menée par la Direction générale de l'économie en mai 2026. Ce chiffre dépasse celui de la concurrence (54,3%), de la lourdeur administrative (54,1%) et du recouvrement des créances (60,2%), faisant de la défaillance électrique une contrainte transversale qui pèse sur l'ensemble des branches de services, du commerce à l'hôtellerie en passant par les télécommunications et les services financiers.

Ce constat d'enquête trouve son écho direct dans les données physiques de production du secteur. Selon la même note de conjoncture, la production d'énergie électrique a reculé de 3,9% en glissement annuel, revenant de 895 à 860 GWH entre le premier trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. La cause principale est la chute de la production hydroélectrique, en baisse de 48,4 GWH sur un an, partiellement compensée par la progression de la production à gaz, qui progresse de 19,7% à 700 GWH. Une substitution qui traduit une dépendance du mix électrique congolais aux conditions hydrologiques expose l'économie à des ruptures récurrentes dès que les niveaux des cours d'eau fléchissent.

Les ventes d'énergie électrique reculent de 3,9%, à 470 GWH au premier trimestre 2026 contre 489 GWH un an plus tôt. Parallèlement, les pertes dues au transport et à la distribution représentent encore 46% de la production totale, un niveau certes en légère amélioration par rapport aux 48% enregistrés au premier trimestre 2025, mais qui demeure structurellement très élevé et constitue en lui-même une forme de gaspillage économique difficilement soutenable. La production d'eau potable suit la même orientation défavorable, en recul de 2,7% à 24,9 millions de m3, avec des ventes en chute de 21% à 11,5 millions de m3.

Sur le plan commercial, malgré ces contre-performances en volume, le chiffre d'affaires global du secteur eau et électricité progresse de 17,7% en glissement annuel, à 46,4 milliards FCFA, tiré par la composante électricité (+19%). Cette divergence entre volumes vendus en baisse et chiffre d'affaires en hausse pointe vers un effet tarif ou une recomposition du mix clientèle, que la note de conjoncture n'explique pas davantage.

Idrissa Diakité

Publié le 07/07/26 15:13

La Rédaction

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