La République du Congo entend s'appuyer largement sur le marché des titres publics de la zone CEMAC pour financer son budget 2027. Selon le projet de loi de finances transmis au Parlement, l'État prévoit de mobiliser 947,5 milliards FCFA à travers des émissions de bons et d'obligations du Trésor. Cette enveloppe représente environ 74,3 % des ressources de trésorerie et de financement, estimées à 1 274,6 milliards FCFA pour l'exercice 2027.
Ces émissions devraient être effectuées au fur et à mesure des besoins de trésorerie de l'État tout au long de l'année. Toutefois, le projet de loi de finances ne précise ni le calendrier des adjudications, ni la répartition des montants entre les bons du Trésor assimilables (BTA) et les obligations du Trésor assimilables (OTA). Les conditions financières des opérations, notamment les taux d'intérêt et les maturités envisagées, ne sont pas non plus détaillées.
En complément de ces émissions sur le marché des titres publics, le gouvernement prévoit de mobiliser 185,3 milliards FCFA d'emprunts à court, moyen et long terme, présentés comme des emprunts-projets, ainsi que 141,8 milliards FCFA au titre d'un emprunt obligataire distinct.
En parallèle de cette stratégie de mobilisation des ressources, le projet de budget fait apparaître d'importantes charges liées au remboursement de la dette. Les dépenses de trésorerie et de financement sont évaluées à 1 757 milliards FCFA.
Elles comprennent notamment 1 253,9 milliards FCFA au titre de la dette intérieure bancaire, 210,4 milliards FCFA pour les emprunts extérieurs, 149 milliards FCFA pour la dette commerciale et 50 milliards FCFA pour le remboursement de l'emprunt obligataire.
À ces engagements s'ajoutent 40 milliards FCFA destinés à l'apurement des situations liées aux événements du 4 mars 2012 (engagements financiers liés à l'explosion survenu dans le camp militaire de Mpila à Brazzaville, ndlr), 32,5 milliards FCFA pour la dette sociale et 21,2 milliards FCFA au titre des engagements envers la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC).
Sur le plan budgétaire, le projet de loi de finances prévoit des ressources globales de 3 120,8 milliards FCFA, contre des dépenses de 2 638,4 milliards FCFA, soit un excédent budgétaire prévisionnel de 482,4 milliards FCFA. Selon l'article 36 du texte, cet excédent est destiné à couvrir le déficit de trésorerie du même montant.
Claude Paul Tjeg
Publié le 06/11/26 16:32
La Rédaction
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