La production industrielle ivoirienne est restée quasiment stable au cours des 4 premiers mois de 2026. Entre janvier et avril, l'activité n'a progressé que de 0,2% en glissement annuel, traduisant une industrie à deux vitesses où la vigueur du secteur manufacturier peine à compenser le recul marqué des activités extractives.
Le principal moteur de cette légère progression demeure l'industrie manufacturière, dont la production a augmenté de 3,1%, portée par les performances robustes du raffinage pétrolier et de la cokéfaction (+27,5%) ainsi que par la fabrication de produits alimentaires (+4,9%), selon les données officielles.
Cette dynamique s'explique notamment par la forte hausse de la production de kérosène (+91,6%), de gazole (+27,7%), de super carburant (+10,6%), mais également des produits issus de la transformation du cacao, avec un bond de 27,1% pour le beurre de cacao et de 16,5% pour la masse de cacao.
Les secteurs énergétique et environnemental confirment également leur bonne orientation. Leur activité a connu une croissance de 8,9% et 6,3%, respectivement, soutenue par une augmentation de la production d'électricité (+8,2%), d'eau potable (+10,8%) et des volumes de déchets collectés (+6,1%).
En revanche, ‘'cette dynamique demeure limitée par le repli prononcé des activités extractives (5,7%), en lien avec la baisse de la production en volume des minerais d'or (8,3%)'', souligne le communiqué. Le ralentissement de la filière aurifère continue ainsi de peser sur les performances globales du tissu industriel.
Au final, les données traduisent une industrie ivoirienne dont la croissance repose davantage sur l'essor des activités de transformation et des services industriels que sur l'exploitation minière.
Publié le 26/06/26 09:49
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC