La compagnie canadienne prévoit de débourser jusqu'à 5 millions de dollars australiens, soit environ 2 milliards FCFA, pour acquérir le contrôle du permis PR-683, dans le nord ivoirien. L'opération porterait son emprise potentielle dans la région de Tengrela, dans l'extrême nord ivoirien, à environ 1 000 km². Elle reste toutefois soumise à l'approbation des autorités ivoiriennes, à la mobilisation de financements supplémentaires et à la prolongation du permis.
Le canadien Waraba Gold cherche à changer d'échelle dans l'exploration aurifère en Côte d'Ivoire. La compagnie a conclu un accord contraignant avec une filiale du groupe australien Desert Metals pour acquérir une participation de 80 % dans Leo Resources, société détentrice du permis de recherche PR-683 à Tengrela, dans le nord du pays, d'après une note publiée ce lundi 26 octobre.
Le permis couvre 212,66 km² dans les départements de Boundiali, Kouto et M'Bengué. Il jouxte les terrains déjà détenus par Waraba dans la région, offrant à la société la possibilité de regrouper plusieurs zones d'exploration au sein d'un même ensemble géologique.
Si l'opération est finalisée et si sa demande portant sur le permis " Tengrela South " est approuvée, Waraba contrôlerait environ 1 000 km² autour de Tengrela, à la frontière du Mali. Cet ensemble pourrait s'étendre sur "près de 73 kilomètres le long de la ceinture de roches vertes de Boundiali", une formation géologique considérée comme favorable à la présence d'or et qui a déjà enregistré des découvertes. Les terrains se situent en effet entre le complexe minier de Syama, exploité par Resolute Mining au Mali, et la mine ivoirienne de Sissingué de Perseus Mining. Ils se trouvent également, selon les informations de Waraba, dans le prolongement de zones accueillant le projet Boundiali d'Aurum Resources et la mine de Koné de Montage Gold, deux découvertes de grande importante qualifiée de ‘'classe mondiale''.
Jusqu'à 5 millions de dollars australiens
L'intérêt principal de l'acquisition réside dans le volume de données d'exploration associé au permis. Les précédents opérateurs y ont réalisé notamment 1 141 forages représentant environ 67 600 mètres, indique le document consulté par Sika Finance. Et les travaux réalisés indiquent déjà des zones à forte teneur d'or, ce qui reste à confirmer par des études supplémentaires.
Waraba pourrait ainsi verser jusqu'à 5 millions de dollars australiens pour acquérir les 80 % détenus par CDI Minerals, filiale de Desert Metals, dans Leo Resources. Les 20 % restants demeureront entre les mains du partenaire ivoirien Smart Mineral Explorer, ou SMEX.
Le paiement sera effectué entièrement en numéraire et par étapes. Waraba a déjà versé 100 000 dollars australiens au titre de l'exclusivité. Un dépôt de 500 000 dollars australiens est prévu après la signature, puis un paiement de 1,9 million à la finalisation de l'opération.
La partie la plus importante du solde dépendra de la prolongation du permis au-delà du 3 novembre 2027, date à laquelle sa période actuelle de validité doit prendre fin. Waraba versera jusqu'à 2,3 millions de dollars australiens supplémentaires si le titre est renouvelé ou prolongé pour au moins deux ans. Le montant pourra être réduit si l'extension porte sur une superficie inférieure à 75 % du permis.
La prise de contrôle n'est pas encore définitive. Elle doit notamment recevoir l'autorisation du ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie. Cette condition ne peut pas être levée par les parties.
L'accord prévoit que certaines conditions soient remplies dans les trois mois suivant sa signature et que les autres, dont l'approbation ministérielle, le soient dans un délai de six mois. À défaut, la transaction pourrait être annulée, sauf prolongation décidée d'un commun accord.
Publié le 27/10/26 14:31
Jean Mermoz Konandi
SN
CEMAC