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Côte d’Ivoire : Le secteur privé appelé à financer plus de 70 % du nouveau Plan national de développement

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Le secteur privé devra mobiliser 80 614,7 milliards FCFA sur les 114 838,5 milliards FCFA programmés par le Plan national de développement 2026-2030, soit 70,2 % de l'enveloppe globale. C'est le message central qu'a livré le ministre du Plan et du Développement, le Dr Souleymane Diarrassouba, ce lundi 22 juin à la Maison de l'Entreprise, au Plateau, devant un parterre de chefs d'entreprise réunis à l'initiative de la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire.

La rencontre marquait la reprise des ‘'Focus PND'', cette tribune d'échanges entre le monde des affaires et le gouvernement que la CGECI animait déjà sous le précédent plan quinquennal. À ses côtés figuraient la Chambre de commerce et d'industrie, la Fédération ivoirienne des PME et la Confédération patronale unique des PME, toutes venues entendre le pilote d'un plan qui repose, plus que jamais, sur l'initiative des opérateurs économiques.

Le ministre a bâti sa démonstration sur un bilan qu'il juge solide. La croissance annuelle moyenne a atteint 6,5 % entre 2021 et 2024, le produit intérieur brut par habitant s'est établi à 1,764 million de FCFA en 2025, soit 3 148,2 dollars, et le précédent plan affiche un taux d'exécution global de 94,01 %. L'investissement privé y demeure le premier contributeur en volume, avec 36 788 milliards de FCFA réalisés. Le Dr Diarrassouba y voit moins un aboutissement qu'une marge de progression à exploiter, l'espace que le nouveau plan entend précisément ouvrir à l'initiative des entreprises.

Voir aussi- La Côte d'Ivoire prévoit investir 115 000 milliards FCFA sur 5 ans dans le cadre de son nouveau plan de développement

L'ambition affichée est de hisser la Côte d'Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec un revenu par habitant de 4 500 dollars en 2030. Le plan s'organise autour de six piliers stratégiques, de la sécurité à la gouvernance en passant par l'agriculture, l'émergence de champions nationaux et le développement des infrastructures, le tout appuyé par des leviers comme le numérique, l'intelligence artificielle et la transition verte.

Conscient des obstacles qui pèsent sur le tissu économique local, le ministre a détaillé les réformes destinées à lever les freins à l'investissement. Le secteur informel représente encore près de 46 % du PIB, contre 38 % pour le formel, et l'accès au financement reste difficile pour les PME. Le gouvernement mise sur le label Champion national, des contrats de performance entre l'État et les entreprises méritantes, le renforcement du contenu local dans la commande publique, la mise en œuvre du Pacte avec le secteur privé et la révision du statut de l'Entreprenant pour accélérer la formalisation.

Le ministre a aussi égrené un éventail d'opportunités concrètes, réparties entre projets publics, projets à capitaux privés et partenariats public-privé. Sept grappes industrielles prioritaires ont été identifiées, de l'agro-industrie à la pharmacie, et de vastes chantiers attendent les investisseurs dans l'énergie, les transports, le logement et l'économie numérique, du train à grande vitesse reliant Abidjan au nord aux centrales solaires totalisant plus de 1 000 mégawatts-crête.

Publié le 23/06/26 17:52

La Rédaction

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