À quelques semaines du coup d'envoi de la coupe du monde de la FIFA 2026, les États-Unis ont décidé d'alléger une mesure controversée qui pesait sur certains supporters étrangers. L'administration Trump a en effet annoncé la suspension de l'obligation de caution de visa pour les détenteurs de billets originaires de cinq pays africains : Algérie, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Sénégal et Tunisie.
Jusqu'ici, les ressortissants de ces pays figuraient parmi une cinquantaine de nationalités soumises à une politique de caution pouvant atteindre 15 000 dollars (environ 8 millions FCFA), pour obtenir un visa américain. Cette mesure, instaurée dans le cadre d'un durcissement des politiques migratoires, visait à limiter les dépassements de séjour et à renforcer les contrôles de sécurité.
Avec cette nouvelle décision, les supporters ayant acheté leurs billets via la FIFA et inscrits au système de facilitation des visas, le FIFA Pass, sont désormais exemptés de ce dépôt. Une évolution significative qui supprime un frein financier majeur à la mobilité des fans africains.
Cette exemption n'est pas le fruit du hasard. Elle intervient après plusieurs mois de discussions entre les autorités américaines, la FIFA et le groupe de travail de la Maison-Blanche dédié au tournoi. L'instance mondiale du football a salué une mesure qui s'inscrit dans une coopération visant à garantir le succès d'un événement qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026, coorganisé avec le Canada et le Mexique.
Un assouplissement…, mais sous conditions
Si cette annonce constitue un soulagement pour de nombreux supporters, elle reste strictement encadrée. Seuls les détenteurs de billets enregistrés avant la date limite du 15 avril 2026 peuvent en bénéficier. Par ailleurs, les procédures classiques de visa demeurent en vigueur, avec leurs délais et leurs exigences.
Surtout, certaines restrictions persistent. Les voyageurs en provenance de Côte d'Ivoire et du Sénégal restent soumis à des limitations partielles liées à des mesures plus larges de contrôle migratoire. D'autres nationalités, comme celles d'Iran ou d'Haïti, restent quant à elles frappées d'interdictions d'entrée, à l'exception des délégations sportives.
Publié le 20/05/26 18:01
Narcisse Angan
SN
CEMAC