Cette enveloppe doit permettre au pays de sécuriser son approvisionnement en électricité, d'accroître ses capacités de production et de réduire l'empreinte carbone de son mix énergétique. Le pari repose sur une double stratégie qui associe la remise à niveau du patrimoine hydroélectrique national et le déploiement de nouvelles installations solaires couplées à des solutions de stockage.
Voir aussi- UMOA : La Côte d'Ivoire mobilise moins que prévu sur le marché des titres publics
Concrètement, le programme WASUNA porte sur dix projets d'infrastructures majeures. Il prévoit d'abord la réhabilitation complète du parc hydroélectrique ivoirien, qui représente aujourd'hui un cinquième des capacités de production du pays. Six ouvrages sont concernés, à savoir les barrages de Buyo, de Taabo, d'Ayamé 1 et 2, de Fayé et de Kossou, des installations dont certaines fonctionnent depuis plusieurs décennies et dont la modernisation devenait indispensable.
Le volet solaire du programme n'est pas en reste. Deux centrales photovoltaïques verront le jour, tandis que deux parcs de batteries seront installés sur les sites des barrages de Soubré et de Gribo-Popoli. Ce dispositif de stockage permettra de lisser la production et de garantir une meilleure disponibilité de l'électricité, y compris aux heures où le soleil fait défaut.
La ratification de cette convention a été portée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, en liaison avec le ministère de l'Économie, des Finances et du Budget ainsi que le ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie.
Avec WASUNA, Abidjan confirme son ambition de bâtir un système électrique à la fois plus fiable et plus propre, dans un contexte où la demande nationale ne cesse de croître et où le pays entend consolider sa position de fournisseur d'électricité dans la sous-région ouest-africaine.
Fanuelle YAO
Publié le 02/07/26 10:50
La Rédaction
SN
CEMAC