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Gabon : Après audit, l’État ramène son stock de dette et de passifs de 11 700 à 9 525 milliards FCFA

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Le grand inventaire des engagements financiers de l'État gabonais est terminé. Lancé le 17 juin dernier, l'audit de la dette et des passifs exigibles aboutit à un stock consolidé de plus de 9 524 milliards FCFA au 31 décembre 2025. Au début des travaux, près de 11 700 milliards FCFA étaient encore dans le périmètre examiné. L'opération fait ainsi ressortir un écart de près de 2 175 milliards FCFA, soit 18,6 % du montant initialement recensé, sans que cet écart puisse être assimilé à un désendettement puisqu'il résulte d'un travail d'audit et de consolidation des engagements de l'État.

Cette remise à plat intervient alors qu'un autre pan des comptes publics revient sur le devant de la scène. La Cour des comptes a publié son premier Recueil des décisions et avis des juridictions financières, couvrant près de trois décennies, de 1994 à 2022. Le document recense notamment 61 personnes physiques et cinq personnes morales ou entreprises. Dans le même temps, le gouvernement a engagé une opération portant sur plus de 1 700 milliards FCFA de débets, amendes et autres créances à recouvrer. L'État consolide plusieurs milliers de milliards FCFA d'engagements à son passif tout en cherchant à récupérer des sommes considérables qui lui sont dues.

Le montant arrêté après audit change néanmoins la base à partir de laquelle les finances publiques seront désormais analysées. Les travaux, conduits dans le cadre du comité institué par l'arrêté du 27 avril 2026, se sont appuyés, selon le gouvernement, sur les standards statistiques du FMI. La différence entre le stock initial et le montant finalement retenu constitue désormais l'un des principaux enseignements de l'exercice : elle montre l'ampleur des ajustements nécessaires pour établir une base consolidée des engagements financiers publics.

Avec un PIB nominal 2025 provisoirement évalué à 13 822 milliards FCFA après rebasage, les 9 524,6 milliards recensés représentent 68,91 % de la richesse nationale. Ce ratio offre une nouvelle référence, mais ne résume pas la contrainte financière du pays. Le calendrier des échéances, les intérêts, les arriérés et surtout les recettes disponibles pour honorer les paiements continueront de déterminer la marge de manœuvre réelle du Trésor.

Le rapport a été transmis au Fonds monétaire international et doit désormais servir de support aux discussions avec les partenaires financiers. Après l'inventaire vient donc le traitement du stock : apurer progressivement les passifs exigibles, empêcher la formation de nouveaux arriérés et maintenir l'endettement à un niveau compatible avec les ressources publiques. La différence entre les 11 700 milliards initialement estimés et les 9 525 milliards finalement retenus constitue une clarification importante. Sa portée dépendra maintenant du détail des ajustements opérés et de la trajectoire suivie après le 31 décembre 2025.

Idrissa Diakité

Publié le 15/09/26 07:49

La Rédaction

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