Quatre propositions de financement concurrentes et non sollicitées. C'est la situation dans laquelle se trouve Genmin Limited, maison mère de REMINAC, alors que son projet de fer à Baniaka, premier gisement de fer commercial du Gabon, n'a pas encore franchi l'étape de la Décision Finale d'Investissement (FID). L'information figure dans les annonces officielles déposées par la société auprès de l'Australian Securities Exchange en mai 2026.
L'annonce du 13 mai 2026 déposée à l'ASX révèle que Genmin reçoit désormais plus de capital qu'il n'en cherche. Quatre propositions non sollicitées sont sur la table : un financement intégral de 200 millions de dollars proposé par un consortium moyen-oriental via une structure de coentreprise. Une prise de participation majoritaire à 51% au niveau de l'actif portée par une entité chinoise cotée à Shanghai, combinée à un apport technique et financier.
En plus de ces deux offres, un négociant international de matières premières propose 50 millions de dollars sous forme d'avance sur livraisons futures de minerai et une ligne relais de 10 millions de dollars a été offerte par un fonds minier spécialisé. Tout ceci dans un contexte où SHICO, groupe chinois avec lequel Genmin a signé une lettre d'intention en décembre 2025, a déjà exprimé sa volonté de couvrir 60% des besoins en capital.
Le board de Genmin est en phase de sélection. La structure retenue déterminera non seulement le profil financier de ce projet aux fondamentaux solides avec ses 758 millions de tonnes de réserves à 36,7% de teneur, mais aussi la répartition du contrôle sur un actif dont la convention minière a été signée avec l'État gabonais en mars 2025. Une prise de participation à 51% au niveau de l'actif constituerait un changement de contrôle effectif, avec des implications potentielles sur les engagements souscrits dans ce cadre réglementaire.
Idrissa Diakité
Publié le 23/06/26 10:07
La Rédaction
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