Le développement du permis gazier d'Etekamba, au Gabon, reste au stade des discussions et de la préparation des investissements. Dans sa communication financière du 22 octobre 2026, la compagnie française Maurel & Prom indique envisager le forage d'un à deux puits en 2027, dans le cadre de discussions avancées avec les autorités gabonaises. Aucun démarrage effectif de cette nouvelle campagne n'est annoncé à ce stade. Cette perspective met en évidence les délais qui séparent l'identification du potentiel gazier d'un permis de sa mise en exploitation commerciale.
Le projet s'inscrit dans les ambitions du Gabon de développer davantage ses ressources gazières, longtemps restées secondaires par rapport à la production de pétrole brut. Une partie du gaz associé à l'extraction pétrolière est encore brûlée à la torche, faute de capacités suffisantes de récupération et de valorisation. Le développement de nouveaux gisements pourrait contribuer à renforcer l'approvisionnement des industries locales et des centrales électriques. Toutefois, l'existence de ressources dans le sous-sol ne suffit pas à garantir leur commercialisation. Leur exploitation suppose des installations de traitement, des moyens de transport et des débouchés économiquement viables.
Dans le cas d'Etekamba, plusieurs paramètres devront être précisés avant de pouvoir mesurer la portée économique du projet. Les informations communiquées ne permettent pas encore d'établir le volume de gaz qui pourrait être commercialisé, le coût total des nouveaux forages ou leur calendrier de mise en production. La réalisation d'un ou deux puits ne signifie d'ailleurs pas nécessairement le lancement immédiat d'une production industrielle. Les résultats techniques des opérations et les décisions d'investissement détermineront les prochaines phases de développement.
Le développement du permis gazier d'Etekamba reste pour l'heure soumis à la finalisation des discussions entre Maurel & Prom et les autorités gabonaises. La compagnie envisage le forage d'un à deux puits en 2027, sans avoir encore annoncé de montant d'investissement, de capacité de production ou de calendrier de commercialisation. Ces prochaines opérations devront notamment permettre de préciser le potentiel exploitable du gisement et les conditions de son développement.
Idrissa Diakité
Publié le 22/10/26 15:58
La Rédaction
SN
CEMAC