Face aux exigences croissantes du trafic aérien international, le ministère des Transports renforce son dispositif de sûreté aéroportuaire à travers un partenariat de long terme avec le groupe Westminster. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a procédé ce 21 mai 2026, à la signature d'un avenant à la convention liant l'État gabonais à la société britannique Westminster, représentée par son Président Directeur Général, Andrew Lawrence Greystoke. L'accord adossé à un contrat de gestion de la sécurité aéroportuaire initialement signé en 2025 pour une durée de plus de 15 ans, matérialise la volonté des autorités de hisser les plateformes nationales aux meilleurs standards de l'aviation civile.
En effet, ce partenariat renouvelé se traduira par un appui global à l'Office National de la Sûreté et de la Facilitation des Aéroports du Gabon (ONSFAG). Le groupe britannique apportera son expertise technique et opérationnelle à travers la fourniture d'équipements de sécurité de nouvelle génération et leur maintenance continue. Au total, quatre plateformes aéroportuaires stratégiques du pays bénéficient du déploiement progressif de ces prestations, à savoir les aéroports de Libreville, Port-Gentil, Mvengué (Franceville) et Oyem. Pour l'État gabonais, la solidité opérationnelle de ce prestataire est essentielle pour garantir sans interruption la surveillance et la protection de ces points d'accès névralgiques.
Sur le plan financier, l'impact de ce partenariat est immédiat pour la firme cotée à la Bourse de Londres. Dans sa dernière mise à jour boursière pour l'exercice 2025, Westminster Group PLC anticipe un chiffre d'affaires en hausse de 35 % sur un an, atteignant 8,2 millions de livres sterling (environ 6,4 milliards FCFA). Si le Gabon s'affirme ainsi comme un moteur de croissance clé pour le groupe, l'exécution des prestations révèle aussi des défis financiers. Le bulletin boursier soulignait à ce titre, que les revenus provenant du Gabon n'ont pas encore été encaissés, générant des tensions temporaires sur la trésorerie de l'entreprise. Pour sécuriser la pérennité de ses interventions sur le terrain, Westminster a donc dû recourir à des prêts à court terme et acter une injection de 2,5 millions de dollars (environ 1,5 milliard FCFA) de la part d'un investisseur stratégique.
Par ailleurs, afin de garantir une exécution transparente des engagements mutuels, un cadre de gouvernance strict a été maintenu par Libreville. Le Ministre d'État a rappelé l'impératif du respect absolu de la souveraineté du Gabon ainsi que le respect des échéances contractuelles. A noter qu'en combinant cette modernisation au sol avec le contrôle numérique des flux migratoires parallèlement confié à la société américaine Securiport (système API-PNR), le Gabon entend consolider durablement son espace aérien tout en peaufinant sa réputation sur les marchés financiers internationaux.
Publié le 22/05/26 15:57
La Rédaction
SN
CEMAC