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Gabon : Près de 18 600 milliards FCFA attendus du secteur privé pour financer le PNCD

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Le Plan national de croissance et de développement (PNCD 2026-2030) évalue le volume cumulé des investissements requis sur la période à environ 27 955 milliards FCFA. Selon le document, le secteur privé devrait en assurer les deux tiers, soit près de 18 600 milliards FCFA. L'investissement public prendrait en charge le tiers restant, avant un rééquilibrage progressif en faveur du privé sur la période 2027-2030.

C'est dans ce cadre que le rapport général du Haut Conseil pour l'Investissement (HCI) a été remis ce lundi 22 juin au Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, par le ministre délégué au Budget, Marc Abeghe, et le président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain Claude Kouakoua. Le document est le produit des assises ouvertes le 4 juin au palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, ayant mobilisé plus de 1 100 participants issus des secteurs public et privé autour de six thématiques : fiscalité, sécurité juridique, gouvernance, compétitivité logistique, commande publique et inclusion des PME.

Le rapport formule plusieurs recommandations opérationnelles. Sur la commande publique, les participants ont préconisé de relever de 150 à 500 millions FCFA le seuil des marchés réservés aux entreprises locales et d'imposer un quota de 30 % de sous-traitance nationale aux opérateurs. Sont également proposés l'accélération de la promulgation du nouveau Code des investissements, la création de brigades mixtes de contrôle pour réduire les tracasseries administratives, l'ouverture continue des corridors portuaires et aéroportuaires, un plan d'urgence d'apurement des crédits de TVA et le déploiement du statut de l'entreprenant pour accélérer la formalisation de l'économie.

Le PNCD structure son ambition autour de six piliers : souveraineté énergétique et hydrique, entrepreneuriat et employabilité des jeunes, logements et infrastructures de transport et numériques, capital humain et justice sociale, économie diversifiée et résiliente, et gouvernance. La mobilisation du secteur privé y est explicitement posée comme condition de réussite. Le document relève en effet que le crédit au secteur privé ne représente que 14 % du PIB, que le secteur privé formel n'assure que 43,8 % de l'emploi salarié total, et que l'investissement privé hors pétrole demeure structurellement insuffisant pour porter une transformation économique durable.

Idrissa Diakité

Publié le 23/06/26 10:11

La Rédaction

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