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Guinée équatoriale : La Chine projette construire une centrale solaire de 500 MW*

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La Guinée équatoriale a signé, le 5 novembre à Malabo, un contrat-cadre avec deux groupes chinois en vue de la construction et de l'exploitation d'une centrale photovoltaïque de 500 MWc. L'investissement annoncé s'élève à 750 millions USD.

Les partenaires du projet sont China Machinery Engineering Corporation (CMEC) et Beijing Weineng Investment Co., Ltd. Selon le gouvernement, la mise en service de cette infrastructure devrait permettre de doubler la capacité nationale de production électrique.

Au-delà de l'augmentation des capacités installées, le projet devrait également avoir des retombées sur l'emploi et le transfert de compétences. Le contrat prévoit la création de plus de 1 500 emplois directs pendant la phase de construction, puis de 300 postes permanents durant l'exploitation.

Il comprend également un programme de transfert de technologie et de formation destiné aux jeunes professionnels équato-guinéens. Plusieurs paramètres restent toutefois à préciser, notamment la localisation du site, le calendrier d'exécution des travaux, les équipements de stockage de l'énergie et les modalités de raccordement au réseau électrique.

Ces investissements interviennent dans un contexte où l'accès à l'électricité demeure fortement inégal selon les zones géographiques. D'après les données de la Banque mondiale, le taux national d'accès à l'électricité s'établissait à 65,1 % en 2024.

Cette moyenne masque cependant un important déséquilibre entre les centres urbains, où le taux atteignait 89,3 %, et les zones rurales, où il ne dépassait pas 5,1 %. Ainsi, près de 34,9 % de la population restait privée d'électricité. Par ailleurs, le mix électrique demeure largement dominé par le gaz naturel, qui représentait environ 69,9 % de la production en 2024. L'hydroélectricité constitue une autre source importante, avec une production d'environ 550 GWh en 2023.

Mais l'augmentation de la capacité de production ne suffira pas, à elle seule, à résoudre les difficultés du secteur. Les difficultés de la centrale Turbogas de Malabo rappellent qu'au-delà des investissements dans de nouvelles infrastructures énergétiques, la maintenance des équipements existants demeure un impératif pour préserver leurs capacités de production et garantir leur exploitation optimale.

Cette installation au gaz, d'une capacité de 154 MW, a connu plusieurs défaillances. En mai 2026, un audit a notamment relevé le faible rendement des turbines, des dysfonctionnements au niveau des systèmes de protection contre les incendies et des transformateurs auxiliaires, ainsi que l'absence d'un générateur de secours. À l'issue de cette évaluation, une opération de maintenance lourde, dont la durée est estimée à 18 mois, a été recommandée. 

Les difficultés ne concernent pas uniquement les équipements de production et de transport. Elles touchent également la gestion de l'opérateur public du secteur, la Sociedad de Electricidad de Guinea Ecuatorial (SEGESA). 

Le 15 octobre dernier, le vice-président de la République a demandé aux responsables du secteur de lui soumettre un plan visant à améliorer la rentabilité de l'entreprise. Il a notamment évoqué le poids des coûts de maintenance, les obligations financières envers les fournisseurs et les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange.

Claude Paul Tjeg 

Publié le 05/11/26 13:55

La Rédaction

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