Guinée Équatoriale : La production pétrolière devrait chuter de 50% entre 2024 et 2028 (FMI)

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Le PIB de la Guinée Équatoriale devrait enregistrer une croissance négative de 8,8% en 2023 et -5,5% en 2024, selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI). Dans un récent rapport qui a été réalisé au terme discussions avec les autorités du pays, l'institution financière multilatérale attribue ces “sombres”  perspectives à un déclin de la production pétrolière qui représente plus de 90% des recettes d'exportation du pays.

Ainsi, après une baisse de 17% entre 2018 et 2022, la production totale d'hydrocarbures du pays devrait chuter de 50% entre 2024 et 2028, projette le Fonds. La raison ? “la maturation des puits de pétrole et un accident survenu sur le plus grand champ pétrolier du pays en 2022, qui a réduit de deux tiers la production régulière de ce champ”. Le FMI fait ici référence au champ de Zafiro opéré jusqu'ici par ExxonMobil. La compagnie américaine a enclenché un désengagement dans le pays en raison de la faible rentabilité de ses actifs. Le champ de Zafiro a été repris par GEpetrol, la compagnie pétrolière publique et deux autres actifs ont été cédés fin 2023 à Chevron.

“Même dans l'hypothèse où les accords de production nouvellement signés se concrétisent, ils ne représenteront qu'une petite partie (19 %) de la production totale prévue d'ici à 2029, ce qui est insuffisant pour compenser le déclin des puits arrivés à maturité”, projette, pessimiste le Fonds.

Pour éviter de tomber dans un nouveau cycle de récession (après celui de la période 2013-2021), la Guinée Équatoriale est invitée à optimiser la collecte des recettes hors hydrocarbures et réduire les dépenses non prioritaires. Le pays s'est donc engagé dans le cadre du programme en négociation avec le Fonds, à diversifier ses revenus hors pétrole en misant sur des nouvelles niches notamment le développement de projets gaziers et miniers. Malabo prépare également un nouveau code des impôts en vue d'accroître les recettes fiscales. Au niveau des dépenses, la loi de finances 2024 prévoit une réduction de 70% des subventions sur le carburant ainsi que d'autres subventions accordées aux entités publiques.

Rappelons qu'en 2024, les recettes pétrolières du pays sont projetées à 2 milliards de dollars soit une baisse de 44% par rapport à l'enveloppe collectée en 2022.

Cédrick JIONGO

La Rédaction

Publié le 08/02/24 14:33

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