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Guinée équatoriale : Les réévaluations des coûts des chantiers permettent à l’État d’économiser plus 200 milliards FCFA

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La Guinée équatoriale affirme avoir économisé plus de 200 milliards FCFA sur plusieurs projets publics, grâce à une campagne de réévaluation technique et financière des infrastructures en cours d'exécution. Les résultats de cette politique ont été présentés lors d'une réunion de supervision consacrée à l'état d'avancement de plusieurs projets d'intérêt national, notamment la réhabilitation d'établissements éducatifs, le programme de modernisation des routes de Bata et diverses infrastructures publiques.

Selon les autorités équato-guinéennes, les vérifications menées sur plusieurs contrats ont mis en évidence d'importants écarts entre les montants réclamés par certaines entreprises et les coûts finalement retenus après des expertises indépendantes.

" Les réévaluations techniques et économiques menées par le gouvernement sur différents travaux publics ont permis d'éviter le décaissement de plus de 200 milliards FCFA au titre de dépassements de coûts, tout en renforçant les mécanismes de contrôle des investissements publics ", peut-on lire dans le compte rendu officiel de la réunion.

Dans le prolongement de ces mesures, le vice-président de la République a ordonné au Trésor public de ne procéder à aucun paiement au profit des entreprises de construction ou de maintenance sans vérification préalable du niveau réel d'exécution des travaux. Les sociétés souhaitant accéder à de nouveaux marchés publics devront, par ailleurs, fournir des garanties bancaires jugées suffisantes afin de sécuriser les engagements financiers de l'État.

De Djibloho à Malabo, plusieurs contrats revus à la baisse

Les autorités mettent en avant plusieurs exemples pour illustrer l'impact de cette politique de réévaluation. L'un des dossiers les plus significatifs concerne les infrastructures de Djibloho, également connue sous le nom de Ciudad de la Paz, la nouvelle capitale administrative du pays.

Le 4 juin dernier, les services de la vice-présidence ont annoncé qu'après plusieurs semaines de discussions avec les autorités, Sogea-Satom, filiale du groupe français Vinci Construction, avait accepté de revoir à la baisse ses prétentions financières pour l'achèvement de plusieurs travaux.

L'entreprise française réclamait initialement 35 milliards FCFA pour terminer une partie des huit chantiers qui lui avaient été confiés. À l'issue d'une réévaluation réalisée par un cabinet international, le coût des travaux a finalement été fixé à 19 milliards FCFA, soit une réduction de 16 milliards FCFA.

Toujours à Djibloho, les autorités ont également soumis à une expertise indépendante le projet de complexe sportif réalisé par le groupe chinois Yunnan Construction Engineering Group. L'entreprise avait présenté une demande de financement de 45 milliards FCFA pour finaliser les travaux.

Après plusieurs cycles de discussions et d'analyses techniques, le montant a d'abord été ramené à 8 milliards de FCFA avant d'être fixé définitivement à 7,5 milliards FCFA. Selon les données communiquées par la vice-présidence, cette seule opération représente une économie de 37,5 milliards de FCFA par rapport à la demande initiale.

L'autoroute Malabo-Luba au cœur des investigations

Le chantier de l'autoroute Malabo-Luba constitue un autre exemple de l'ampleur des révisions engagées par les autorités équato-guinéennes. Selon les conclusions présentées par la commission de suivi des projets nationaux, le projet affiche un niveau d'exécution physique d'environ 40 %, alors que 70 % des ressources financières prévues auraient déjà été consommées, un décalage qui a motivé un examen approfondi du dossier.

Les audits techniques menés sur ce projet ont ainsi conduit à une réévaluation substantielle de son coût. Initialement estimée à 222 milliards de FCFA pour les trois tronçons prévus, l'enveloppe financière de l'autoroute a finalement été ramenée à 49,4 milliards de FCFA à l'issue des renégociations et des expertises techniques.

Les chiffres officiels font ainsi état d'une réduction de 172,6 milliards de FCFA, faisant de ce chantier l'un des principaux contributeurs aux économies revendiquées par les autorités dans le cadre de leur programme de contrôle des dépenses publiques.

Publié le 12/06/26 15:18

La Rédaction

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