Les retombées économiques attendues constituent l'un des principaux arguments avancés par les autorités pour justifier cette initiative. ‘'Je considère qu'il s'agit d'un projet intéressant pour le pays, car il permettrait de mieux organiser et contrôler ce secteur, de générer de nouvelles recettes pour l'État et de créer des emplois'', a déclaré le vice-président. Selon les projections de B2Tech, le projet pourrait générer entre 500 et 1 000 emplois et consacrer une partie de ses revenus au financement de projets sociaux.
Toutefois, le lancement effectif de cette initiative reste conditionné à l'examen de ses modalités de mise en œuvre. Teodoro Nguema Obiang Mangue a ainsi autorisé le gouvernement et B2Tech à étudier les aspects juridiques, techniques et financiers du projet. Les discussions devront notamment préciser les conditions de participation de l'État et les garanties destinées à protéger les utilisateurs. Les conclusions de ces travaux sont attendues d'ici à la fin du mois de novembre.
Fondée en 2010 et dirigée par Marcel Elfersy, B2Tech est installée à Limassol, à Chypre. Selon son site officiel, l'entreprise fournit principalement des solutions technologiques aux opérateurs de paris et de jeux d'argent. Son offre couvre notamment la gestion des mises, des cotes, des paiements et des comptes joueurs, ainsi que les paris sportifs, les applications mobiles, les casinos en ligne, les jeux virtuels, les jackpots et les loteries traditionnelles. Elle propose également des outils de lutte contre la fraude.
Cette nouvelle initiative intervient après une première tentative de structuration du marché qui s'était heurtée à des obstacles juridiques. En juillet 2025, les autorités équato-guinéennes cherchaient déjà à attirer des opérateurs internationaux dans le secteur des jeux d'argent. À cette époque elles estimaient les revenus du marché à 2,5 millions de dollars et jugeaient possible de les porter à 30 millions de dollars par an grâce à la mise en place d'un cadre réglementaire adapté.
Dans cette perspective, une licence principale avait été annoncée au profit de Mascott Capital Partners G.E. S.L., une société enregistrée à Chypre. Mais cette autorisation n'aura pas produit les effets escomptés. Le 8 août 2025, les autorités l'ont déclarée dépourvue d'effet juridique, au motif que la législation en vigueur ne prévoyait pas ce type d'autorisation.
Le blocage renvoyait à deux textes : la loi du 3 janvier 1995 et l'arrêté ministériel du 18 mai 2015, tous deux invoqués par le gouvernement. Selon une analyse de Casino News Daily actualisée le 14 octobre 2026, ces dispositions ne prévoient aucun régime spécifique de licences pour les jeux en ligne. Le média relève également l'absence de registre public des opérateurs agréés et d'autorité de régulation disposant d'un portail dédié. Les casinos physiques demeurent, quant à eux, soumis à autorisation.
Publié le 28/10/26 23:53
La Rédaction
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CEMAC