menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

Guinée équatoriale : Panoro Energy encaisse un revers exploratoire mais mise 180 millions USD sur la production

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 7h35min

Le secteur pétrolier équatoguinéen rappelle une nouvelle fois la rigueur de l'exploration à haut risque. La compagnie norvégienne Panoro Energy a officiellement annoncé l'abandon du puits Akeng-Deep, situé sur le bloc S, après des résultats de forage jugés non commerciaux. Bien que des sables de réservoir de haute qualité aient été identifiés, l'absence d'hydrocarbures en quantités exploitables contraint la société et ses partenaires, dont Kosmos Energy, à boucher et abandonner le puits.


Cependant, cet échec opérationnel ne semble pas freiner les ambitions expansionnistes de Panoro dans le pays. Pour compenser l'aléa de l'exploration pure, l'énergéticien a opéré un pivot stratégique en confirmant une transaction de 180 millions de dollars pour racheter les parts de Kosmos Energy dans le bloc G. Cette acquisition, qui inclut le complexe productif Okume et le champ Ceiba, permet à Panoro de porter sa participation à plus de 54 % et de devenir l'opérateur de référence de ces actifs matures mais résilients.

Cette stratégie de croissance par l'acquisition vise à sécuriser un flux de trésorerie stable dans un contexte où la production nationale de la Guinée Équatoriale subit un déclin structurel, passant sous la barre des 50 000 barils par jour. En misant sur des actifs déjà en phase de production plutôt que sur la seule incertitude des nouveaux forages, Panoro optimise son profil de risque. Le groupe anticipe désormais une production nette de 20 000 barils par jour d'ici 2027, consolidant ainsi sa position d'acteur incontournable de la zone CEMAC, en miroir de ses activités au Gabon.

À terme, la réussite de Panoro dépendra de sa capacité à financer cette montée en puissance sur les marchés de capitaux alors que les conditions de crédit se resserrent pour les énergies fossiles. En récupérant les parts délaissées par les supermajors en quête de décarbonation, la compagnie norvégienne fait le pari que l'optimisation des champs existants en Afrique Centrale reste un levier de rentabilité.

Publié le 22/04/26 16:10

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

SdQ5pRhJbRFBqMK7t9CY4h_z2Q37Gw0sb171qoG6Ybc False