Après d'âpres discussions avec le gouvernement équato-guinéen, le groupe français Sogea Satom, filiale de Vinci Construction, a accepté de revoir fortement à la baisse le montant qu'il réclamait pour achever une partie des travaux engagés à Djibloho, également appelée Ciudad de la Paz, la future capitale administrative de la Guinée équatoriale. Selon les informations diffusées le 4 juin par les services de la vice-présidence de la République, l'entreprise française a accepté de finaliser certains des huit chantiers qui lui avaient été confiés pour une enveloppe de 19 milliards de FCFA, contre les 35 milliards de FCFA initialement demandés.
Cette nouvelle enveloppe de 19 milliards de FCFA résulte principalement d'une réévaluation technique réalisée par un cabinet international. Les travaux concernés portent notamment sur des sections des avenues Bioko Norte et Unidad, ainsi que sur la voie de contournement de l'Université afro-américaine.
Le gouvernement indique que l'entreprise a accepté de s'aligner sur cette nouvelle estimation. " Outre l'acceptation de ce montant, l'entreprise européenne a manifesté son soutien à l'initiative du président Nguema Obiang Mangue visant à garantir l'achèvement des projets d'infrastructure du pays et à prévenir toute surfacturation ", ont précisé les autorités équato-guinéennes.
Cet accord intervient environ un mois après une première rencontre entre le vice-président de la République et Richel Bassila, directeur régional Afrique de Sogea Satom. Au cours de cet entretien, les autorités équato-guinéennes avaient demandé une révision des conditions financières de plusieurs contrats relatifs aux infrastructures de Djibloho.
Selon les services de la vice-présidence, Teodoro Nguema Obiang Mangue a rappelé que le gouvernement avait déjà débloqué des financements pour plusieurs ouvrages, tout en constatant que certains chantiers n'étaient toujours pas achevés.
Les autorités disent également avoir remis en question le niveau de rentabilité dégagé sur certains marchés. D'après le même communiqué officiel, " il a insisté sur la nécessité de renégocier les contrats afin de les adapter aux réalités du marché national et d'assurer une plus grande transparence des coûts ".
À l'issue de la réunion du 4 juin, le vice-président a demandé aux ministères concernés de préparer un accord formel entre les différentes parties avant la reprise effective des travaux.
Présente dans une vingtaine de pays africains, Sogea Satom appartient au groupe français Vinci Construction et revendique plus de 90 ans d'expérience dans les métiers de la construction, de l'ingénierie et de la maintenance d'infrastructures.
Perton Biyiha
Publié le 06/06/26 15:33
La Rédaction
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